(Montréal) À la suite de l’annonce de votes de grève, il y a du mouvement dans les négociations sur le renouvellement des conventions collectives entre Québec et les enseignants de la CSQ, selon la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE).

Lia Lévesque
La Presse Canadienne

La Fédération des syndicats de l’enseignement, qui regroupe les enseignants du préscolaire, primaire, secondaire et de la formation professionnelle à la Centrale des syndicats du Québec, a fait savoir, jeudi après-midi, que la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, avait rencontré la présidente de la FSE, Josée Scalabrini.

Et, à son tour, la CSQ a confirmé qu’il y a bel et bien eu une rencontre avec la ministre LeBel et la présidente de la centrale syndicale, Sonia Éthier.

La rencontre survient après l’annonce, lundi, d’un appui de 73 % à un vote de grève dans le milieu de l’éducation à la CSQ. Il s’agirait de cinq journées de grève, à être tenues au moment opportun.

Jointes au téléphone, les parties sont restées discrètes sur la teneur de ces discussions et des paramètres.

Dans un message sur Facebook, la FSE affirme que la ministre LeBel aurait voulu ainsi « signifier sa volonté de poursuivre les négociations nationales à un rythme plus soutenu dans le but d’accélérer les travaux ».

La FSE a tout de même dit vouloir « garder une certaine réserve quant à cette annonce, puisque ce n’est pas la première fois que ce gouvernement parle d’accélérer les négociations ».

La CSQ a été moins catégorique que sa fédération. Elle a simplement confirmé que la rencontre a eu lieu « dans l’objectif de faire débloquer les négociations du secteur public ».

La centrale n’a toutefois pas parlé d’accélération des discussions. « La centrale continue à réclamer des engagements significatifs de la part du gouvernement, afin de bonifier les conditions de travail du personnel en éducation, au collégial et en santé », a-t-elle affirmé.

Le cabinet de la présidente du Conseil du trésor est resté prudent, confirmant simplement que des discussions avaient toujours cours, qu’elles n’ont jamais cessé, sauf durant le congé des Fêtes.

« Les négociations sont toujours actives. On fait tout pour arriver à une entente le plus rapidement possible », a-t-on simplement déclaré.

Les conventions collectives dans les secteurs public et parapublic, qui couvrent un demi-million d’employés de l’État, sont échues depuis mars 2020.