À la demande du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, il n’y aura que deux bulletins scolaires au lieu de trois cette année au primaire et au secondaire. Le premier bulletin devra être transmis au plus tard le 22 janvier et le second, avant le 10 juillet 2021.

Louise Leduc Louise Leduc
La Presse

C’est ce que le ministre a annoncé par lettre au milieu de l’éducation.

« Vous n’êtes pas sans savoir que le contexte actuel de pandémie apporte son lot de défis quotidien, tant d’un point de vue humain que logistique et pédagogique. Cela nous amène à revoir nos façons de faire pour faciliter et alléger la charge de travail du personnel scolaire », écrit le ministre.

D’ici le 20 novembre, les parents recevront néanmoins une première communication écrite et ils pourront alors échanger avec l’enseignant de leurs enfants.

De façon générale, le ministre Roberge demande aux enseignants de diminuer le nombre d’évaluations pour réduire la pression aussi bien du personnel que des élèves.

« En retirant ce bulletin, il est souhaité de permettre aux enseignants de se concentrer encore plus sur l'enseignement et le soutien, notamment auprès des élèves le nécessitant dans la situation actuelle », peut-on lire dans le communiqué émanant du ministère de l'Éducation.

Le premier bulletin formel de janvier devra compter des résultats pour chacune des matières et des compétences.

Quant aux examens du ministère, ils sont toujours prévus, mais leur importance a été réduite. Ils compteront exceptionnellement pour 10 % de la note finale, contrairement à 20 % habituellement.

La Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE) est satisfaite de l'annonce qui donne suite à plusieurs de ses demandes. « Nos profs sont déjà à bout de souffle. On espère que les mesures adaptées pour l’évaluation permettront de consacrer davantage de temps à l’enseignement et aux apprentissages. Dans le contexte actuel, nous devions concentrer nos efforts sur l’essentiel. Et vivement un ajout de ressources pour nous permettre de faire davantage de rattrapage », a déclaré Josée Scalabrini, présidente de la FSE-CSQ, dont l’organisation avait fait plusieurs représentations auprès du ministre Roberge pour limiter le nombre d'évaluations.

La Fédération autonome de l'enseignement (FAE) réagit elle aussi favorablement à ce qui a été annoncé. « L'important, actuellement, c'est de faire du rattrapage, de transmettre de la matière et d'avancer dans le programme », estime Nathalie Morel, vice-présidente de la FAE.

« Si on avait eu un premier bulletin dès cet automne, beaucoup de compétences n'auraient pas été évaluées ou beaucoup de notes n'auraient pas été très bonnes. Dans le contexte où il y a déjà beaucoup d'anxiété, ce n'était pas nécessaire d'en rajouter. »

Mme Morel ajoute que la FAE suivra par ailleurs le dossier des examens du ministère, où il y a statu quo. Si jamais il fallait reconfiner et faire l'école à distance, il faudra s'ajuster en conséquence, note-t-elle.

En retirant ce bulletin, il est souhaité de permettre aux enseignants de se concentrer encore plus sur l'enseignement et le soutien, notamment auprès des élèves le nécessitant dans la situation actuelle.