La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) déclenchera une grève générale illimitée ce lundi pour ses 10 000 garderies en milieu familial, faute d’entente.

Mayssa Ferah Mayssa Ferah
La Presse

Plus tôt dimanche, le syndicat des responsables de services de garde en milieu familial proposait qu’un arbitre tranche pour déterminer la rémunération de ses membres. Le syndicat avait bon espoir que le gouvernement accepte son offre.

Le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, propose plutôt la nomination d’un médiateur. « Pour arriver à un règlement avec les éducatrices en milieu familial, j’annonce que je vais demander au ministre du Travail de nommer un médiateur. Une grève en pleine pandémie aura des impacts importants pour les tout-petits et leurs parents. Avançons, nous sommes capables », a-t-il déclaré.

« Évidemment, il refuse de signer une entente collective avant le rapport du médiateur pour éviter de payer dès maintenant une rétroactivité salariale aux RSE [responsables en services éducatifs en milieu familial] », soutient le syndicat dans un communiqué diffusé dimanche en fin de journée.

La question du salaire des éducatrices est au cœur du conflit.

Selon le syndicat, le gouvernement offre aux responsables une subvention de 12,83 $ l’heure, alors que le syndicat réclame au minimum 16,75 $ l’heure.

« L’écart entre les parties est encore trop important et la grève illimitée générale, [lundi], est inévitable », a fait valoir la présidente de la FIPEQ-CSQ, Valérie Grenon, en conférence de presse virtuelle.

« Nous, ce qu’on veut, c’est qu’un tiers tranche. […] Nous, on est sûrs de nos calculs », a-t-elle assuré.

Des rassemblements sont prévus partout au Québec, dont un à Montréal lundi et un à Québec mardi. Des grèves tournantes sont en cours depuis le 1er septembre.

— Avec La Presse Canadienne