À moins de trois semaines de la rentrée scolaire, plusieurs questions restaient en suspens pour les parents des élèves d’écoles anglophones transférées à la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île.

Janie Gosselin Janie Gosselin
La Presse

Hier soir, des dizaines d’entre eux ont assisté à une rencontre extraordinaire de la Commission scolaire English-Montréal (CSEM). « On demande aux parents de se prononcer sur les critères qu’ils aimeraient voir pour que ce transfert-là se fasse de manière adéquate », a dit la présidente de la CSEM, Angela Mancini, avant la réunion.

L’école Pierre de Coubertin a été choisie pour accueillir les élèves de General Vanier, aussi de niveau primaire. Les parents des deux établissements avaient leurs inquiétudes, hier. Le transfert de l’école secondaire John Paul I à Laurier Macdonald s’est fait sans trop de remous.

L’école General Vanier — avec ses élèves, mais aussi sa structure et son personnel — sera transférée à l’intérieur de l’établissement Pierre de Coubertin pour former une entité séparée. « On a demandé au moins un an de continuité, a précisé à La Presse Jason Trudeau, membre du conseil d’établissement de General Vanier. Comme ça, les parents peuvent avoir le temps d’aller visiter les écoles et de choisir. »

L’annonce du ministre de l’Éducation du transfert des écoles General Vanier et John Paul I à la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSPI), aux prises avec des problèmes de surpeuplement, avait pris de court les parents à la fin du mois de juin.

Les parents souhaitant inscrire leurs enfants dans un autre établissement anglophone pour la rentrée pourront aussi le faire. « Dante est plus près de chez moi, c’est là que je voulais inscrire mes deux enfants, mais je ne pouvais pas [avant la fin du processus] », a expliqué Riccardo Sicoli, présent hier.

Cette incertitude quant au nombre d’élèves à accueillir a soulevé des questions du côté de l’école Pierre de Coubertin. « Combien d’enfants viendront ? a demandé aux commissaires Maria Corsi. On ne veut pas qu’il y ait de disparités entre les deux écoles. »

General Vanier a obtenu un maximum de 10 locaux pour accueillir les élèves. Pour les enfants de Pierre de Coubertin, cela signifie notamment céder les classes d’art et autres activités.

L’école Gerald McShane, sur laquelle la CSPI avait des visées avant le transfert, a réitéré son offre de cohabitation. L’établissement se montrait ouvert à offrir huit locaux à la disposition des élèves francophones dès septembre, mais Mme Mancini a admis ne pas avoir reçu de demandes en ce sens de la CSPI.

« On a fait les scénarios en fonction de ce qu’on a obtenu », a réagi au téléphone plus tôt dans la journée Valérie Biron, directrice services corporatifs, communications et secrétariat général de la CSPI.

La CSPI ne s’est jamais montrée enthousiaste devant cette éventuelle cohabitation.

À la commission scolaire francophone, les classes seront remplies à la limite des ratios dès la rentrée. « Ça reste encore très fragile », a-t-elle noté.