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Transfert d'écoles anglophones: «Nous sommes très fâchés contre le ministre»

Québec a enclenché, hier, le processus qui devrait... (PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE)

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Québec a enclenché, hier, le processus qui devrait mener au transfert de trois écoles de la Commission scolaire English-Montréal vers la Commission scolaire de la Pointe-de-l'Île.

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

RAPHAËL PIRRO
La Presse

La présidente de la Commission scolaire English-Montréal (CSEM), Angela Mancini, n'a pas digéré la façon dont le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur du Québec, Jean-François Roberge, a annoncé hier le transfert de trois de ses écoles à la Commission scolaire de la Pointe-de-l'Île (CSPI), francophone.

Il a fait part de sa décision à l'émission de radio de Paul Arcand sans jamais en parler à Mme Mancini.

« C'est irrespectueux envers notre communauté, a-t-elle déclaré hier soir à La Presse. Il y a des façons de faire. On a des parents, des étudiants, des profs qui sont très inquiets et anxieux quant à leur futur. La charge émotive rattachée à la fermeture d'une école, ce n'est pas négligeable. Je trouve que le ministre a manqué un peu d'empathie. »

Hier, le ministre n'a pas donné signe de vie. « Toute la matinée, nous avons téléphoné à son bureau », a affirmé Michael Cohen, porte-parole de la CSEM.

M. Cohen en a rajouté. Il cherchait ses mots pour décrire la pagaille dans laquelle se trouve la CSEM. « C'est fou, ce qui se passe, a-t-il dit. Nous sommes très fâchés contre le ministre. Ce n'est pas professionnel de faire une déclaration à la radio sans d'abord nous joindre. »

Le ministre ouvert aux offres

Québec a enclenché, hier, le processus qui devrait mener au transfert de trois écoles de la CSEM vers la CSPI.

Les commissions scolaires avaient jusqu'au 10 juin pour trouver une solution, mais les offres de la CSEM n'ont pas satisfait les besoins de la CSPI. Celle-ci doit trouver 156 classes d'ici l'automne, alors que la CSEM en a proposé 82.

Jean-François Roberge a insisté hier pour dire qu'il était prêt à arrêter le transfert forcé si la CSEM dépose une nouvelle offre bonifiée avant l'adoption du décret, d'ici 10 à 12 jours.

Face à l'impasse, le premier ministre du Québec, François Legault, a jugé qu'il était temps d'agir. « J'aurais préféré que nous convenions d'une entente pour le bien des enfants. Mais, malheureusement, il est urgent que nous agissions à temps pour le mois d'août. »

Une réunion du conseil des commissaires de la CSEM se tiendra ce soir. Au menu des discussions : convenir des actions à prendre dans le dossier, dont un recours aux tribunaux, et rassurer les parents et leurs enfants, que la rentrée de l'automne laisse perplexes.

- Avec la collaboration de Martin Croteau et Tommy Chouinard




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