(Québec) La commission scolaire des Laurentides, qui s’annonce favorable à l’abolition des élections scolaires, claque la porte de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ).

Hugo Pilon-Larose Hugo Pilon-Larose
La Presse

Par voie de communiqué, jeudi, la présidente de la commission scolaire, Johanne Hogue, a dénoncé que la FCSQ n’était pas ouverte à «présenter un point de vue différent du sien», alors que le gouvernement Legault entamera la semaine prochaine l’étude du projet de loi 40 modifiant la gouvernance scolaire.  

«Nous sommes d’avis qu’une nouvelle gouvernance éducative – et non politique – impliquant davantage les acteurs oeuvrant directement auprès des élèves pourrait se révéler très bénéfique à plusieurs égards», affirme Mme Hogue.  

La commission scolaire des Laurentides entend déposer un mémoire à Québec pour suggérer au gouvernement «la bonification d’articles du projet de loi touchant essentiellement la représentativité parentale des milieux couvrant un grand territoire», comme les Laurentides.

«Nous souhaitons ainsi qu’une école située dans un petit village soit aussi bien représentée qu’une école située dans une grande ville», affirme Mme Hogue.  

En juin dernier, la commission scolaire des Navigateurs, à Lévis, a elle aussi quitté la FCSQ, se disant opposée au statu quo en matière de gouvernance scolaire.