L'Université Laval annonce devoir mettre à pied 150 employés à Québec. Dans un communiqué au ton incisif qui vient tout juste d'être envoyé, l'institution indique être réduite à agir de la sorte parce que «contre toute attente, le ministre de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, M. François Blais, s'oppose aux bonnes pratiques comptables et crée un trou de près de 11 M$» dans son budget.

Mis à jour le 3 juin 2015
Louise Leduc LA PRESSE

Au coeur du problème: l'intégration des dépenses d'immobilisation dans son budget d'investissement, «comme c'était le cas au début des années 2000», dit l'Université Laval, ce que Québec n'autoriserait plus. «L'Université s'explique mal pourquoi le ministre Blais fait fi des bonnes pratiques comptables et sacrifie l'équivalent de plus de 150 employés de divers corps d'emploi oeuvrant à l'Université Laval et habitant dans la région de Québec.», conclut le communiqué.

Interrogé sur cette sortie de l'Université Laval, François Blais, ministre de l'Éducation, a fait valoir que toutes les universités ont des coupes à faire «et je n'ai pas mon mot à dire dans la façon de les réaliser».

Sur le fond, a-t-il ajouté, «les règles budgétaires sont les mêmes pour toutes les universités ».

L'Université  Laval accuse néanmoins le ministre Blais de refuser de trouver des solutions.

Le ministère de l'Éducation et l'Université Laval sont à couteaux tirés depuis des semaines. Québec l'accuse d'avoir consenti d'inacceptables bonis d'après-mandats à certains de ses dirigeants, ce dont se défend l'Université Laval, qui soutient que ses nouvelles grilles lui feront réaliser des économies.