Source ID:; App Source:
Exclusif

Les écoles Waldorf sous surveillance

L'école de la Roselière, à Chambly, est l'une... (Photo Martin Chamberland, La Presse)

Agrandir

L'école de la Roselière, à Chambly, est l'une des trois écoles du Québec à enseigner selon la pédagogie Waldorf.

Photo Martin Chamberland, La Presse

Le ministère de l'Éducation resserre sa politique à l'égard des écoles publiques à vocation particulière qui s'inspirent de la pédagogie Waldorf, qui est controversée.

Un rapport commandé par la commission scolaire des Patriotes concernant l'école de la Roselière, à Chambly, a sonné l'alarme au Ministère, a appris La Presse. Ce rapport a mis en lumière plusieurs éléments qui ne respectent pas le programme de formation de l'école québécoise.

Le Ministère exigera désormais que les commissions scolaires lui fournissent une analyse plus détaillée démontrant que l'école respecte les normes ministérielles lorsqu'elles demandent le renouvellement d'un permis à vocation particulière.

«Nous nous rendons compte que le programme n'est peut-être pas suivi à la lettre», explique la porte-parole du ministère de l'Éducation, Esther Chouinard.

Outre l'école de la Roselière, deux autres écoles publiques s'inspirent de la pédagogie Waldorf au Québec: l'école l'Eau-Vive, à Victoriaville et l'école des Enfants-de-la-Terre, à Waterville.

«Un rapport accablant»

En ce qui concerne la situation à Chambly, la contestation de parents et d'enseignants qui défendent leur école n'a pas ébranlé la conviction du ministère de l'Éducation au sujet de la crédibilité du rapport commandé par la commission scolaire.

La décision s'appuie sur «un rapport qui est très accablant pour l'école», explique-t-on au Ministère. Ni le mémoire présenté par les enseignants ni le rapport produit par les parents n'ont réussi «à diminuer la portée des constats de la commission scolaire».

Trois constats sont particulièrement préoccupants pour le Ministère: la priorité accordée à la pédagogie Waldorf, au détriment des contenus du programme ministériel, l'écart important dans les résultats des élèves, selon qu'ils sont évalués avec des tests standardisés ou par les enseignants, ainsi que le temps consacré aux arts, au détriment des matières obligatoires.

Il y a quelques semaines, en commission parlementaire, la ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, a commenté la situation vécue à l'école de la Roselière en donnant son appui à la commission scolaire.

«Ce n'est pas un problème récent. À plusieurs reprises, il y a eu questionnement, il y a eu même enquête du Ministère, dont en 2005, une enquête menée par le Ministère pour s'assurer que la pédagogie Waldorf ne nuirait pas au développement et à la réussite des élèves. Il y a eu au cours des années plusieurs rappels», a alors souligné Mme Malavoy.

Le directeur général de la commission scolaire des Patriotes, Joseph Attala, a eu vent dernièrement du fait que le Ministère songeait à resserrer sa politique. «Cela confirme que pour le Ministère, l'analyse qu'on a faite n'est absolument pas remise en question», dit-il.




À découvrir sur LaPresse.ca

la boite: 1600127:box; tpl: 300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer