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Caméras de surveillance à l'UQAM: «inacceptable», selon les étudiants

Jasmin Lavoie
La Presse

La direction de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) accélère l'installation de caméras de surveillance à l'intérieur de ses murs. Une mesure qui déplaît à plusieurs étudiants et professeurs, qui dénoncent la décision prise unilatéralement par la direction.

Dans le cadre de son plan de mise à niveau des services d'urgence, la direction de l'UQAM installe actuellement des dizaines de caméras dans ses pavillons. La décision a été prise après que trois alertes à la bombe soient survenues au cours des dernières années. «On en installe beaucoup, on veut être en mesure de gérer tous les endroits où il y a de hautes densités de personnes. On veut être capable de gérer à distance les entrées et les sorties des gens», explique Alain Gingras, directeur de la prévention de la sécurité à l'UQAM.

Jusqu'à maintenant, 300 000$ ont été dépensés depuis 2008 et une somme équivalente sera utilisée au cours des deux prochaines années, selon M. Gingras.

Ces mesures sont jugées inacceptables par plusieurs étudiants de la Faculté de science politique et de droit, où plusieurs caméras seront installées. «Je me demande vraiment si c'est ça la raison principale, ou s'il n'y a pas plutôt une tentative de juguler les associations étudiantes en sciences sociales, qui sont celles derrière la grève du printemps érable», souligne Alexandre Daigneault, étudiant à la maîtrise.

D'autres décisions décriées

Il ne s'agit pas du seul point de litige entre les étudiants et la direction. Le 20 décembre 2012, l'UQAM a fermé une partie du département de science politique pour nettoyer les nombreux graffitis sur les murs. «Nous remettons en état les lieux qui ont été lourdement vandalisés», indique Jenny Desrochers, porte-parole de l'université.

François Desrochers, cogestionnaire du Café Aquin, qui a dû fermer temporairement en raison des travaux, soutient que les employés ont été avertis moins de 24 heures avant l'arrivée des ouvriers. Dans une résolution adoptée en assemblée générale, la direction du département s'est aussi dite inquiète de cette mesure.

«L'assemblée départementale n'appuie pas le vandalisme fait dans l'université mais en retour, la réaction de l'université est un peu exagérée, unilatérale, et c'est dans ce sens-là que l'on condamne, explique Laurence Olivier, professeure au département. Au même moment où on fait ce mur, ils nous imposent un système de caméra de surveillance. On comprend mal pourquoi ces mesures sont prises».

L'administration prévoit rouvrir le département d'ici 10 jours.




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