Les étudiants des cégeps anglophones devront subir avec succès un examen national qui vérifiera leur connaissance du français avant d'obtenir leur diplôme. Les établissements qui se contentent actuellement de deux cours de 45 heures devront monter la barre de façon importante.

Mis à jour le 6 déc. 2012
Denis Lessard LA PRESSE

Dans son projet de loi déposé hier, le gouvernement Marois prévoit la mise en place d'un examen uniforme sous la responsabilité du ministère de l'Éducation pour s'assurer que les diplômés aient une connaissance fonctionnelle de la langue de la majorité.

«On veut offrir aux étudiants anglophones la possibilité de s'intégrer, d'avoir une meilleure intégration à la communauté francophone. Nous pensons que si vous vivez au Québec, vous devez comprendre et parler le français. C'est ce que nous allons demander aux étudiants des cégeps», a expliqué Mme Marois.

Actuellement, les cours de français sont obligatoires dans les cégeps anglophones, mais on parle de deux cours de 45 heures, un niveau nettement insuffisant, de l'avis des fonctionnaires chargés d'expliquer les orientations de Québec.

Reste à voir si le réseau collégial anglophone a les ressources nécessaires en matière de personnel. Pour la ministre Diane De Courcy, responsable de la Charte de la langue française, la solution passe par les échanges avec le réseau francophone. «On a toujours l'impression qu'il faut vivre dans deux solitudes pour bien réussir. Il serait tellement facile d'avoir des échanges inter-établissements! Il faut sortir un peu de nos carcans habituels», a-t-elle dit.

L'intensification de l'apprentissage du français chez les anglophones ira de pair avec une amélioration des cours d'anglais pour les francophones.