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Moisissures dans les écoles: la Santé publique cherche comment agir

Lia Lévesque
La Presse Canadienne
Montréal

Après la confirmation de cinq cas d'écoles touchées par des problèmes de moisissures au cours de la dernière année à Montréal, la Santé publique du Québec avoue qu'elle n'a pas de portrait global de la situation pour la province.

Et le Directeur national de santé publique et sous-ministre adjoint à la Direction générale de la santé publique au ministère de la Santé et des Services sociaux, le docteur Alain Poirier, ignore si les autorités devront procéder de façon systématique pour dépister les cas de moisissures qui causent des ennuis de santé.

Interrogé à Montréal, après qu'il eut participé à une conférence de presse sur le tabagisme, le docteur Poirier a admis que les autorités de la santé publique cherchaient encore la meilleure façon d'agir dans ce dossier pour connaître l'étendue du problème.

«On n'a pas actuellement un portrait de façon systématique. Il y aura peut-être des choses à faire, mais pour l'instant, on ne l'a pas fait de façon systématique», a-t-il admis.

Mercredi, la Commission scolaire de Montréal a fait savoir que les enfants qui fréquentent l'école primaire Saint-Gérard, dans le quartier Villeray, devront être déménagés temporairement au Collège Ahuntsic, après que de graves problèmes de moisissures eurent été décelés dans leur école, au point de causer des problèmes de santé.

«On travaille avec l'équipe de Montréal, qui a une expertise, une longueur d'avance sur les questions de moisissures, de santé environnementale, pour voir ce serait quoi, la meilleure stratégie, pour éviter de faire du cas par cas et, bien sûr, être en mode prévention, comme dans bien d'autres problèmes, ne pas attendre qu'il y ait un taux anormal d'enfants malades pour dire qu'il y a un problème d'infiltration d'eau et corriger à la source la production des moisissures», a dit le docteur Poirier.

Il admet que le problème n'est pas limité à Montréal. D'autres commissions scolaires ont négligé l'entretien de leurs immeubles, dans le passé, ou n'inspectaient plus sérieusement l'édifice qu'après des plaintes ou des signalements.

Le docteur Poirier plaide donc pour que l'on «protège» cette part du budget qui est consacrée à l'entretien des immeubles et même à l'entretien préventif, comme celui des systèmes de ventilation, d'entretien des toitures, de la plomberie et de la maçonnerie, par exemple.

Il soutient que ce n'est que récemment que le milieu de la santé publique a pris conscience de l'importance des problèmes de santé que causaient les moisissures dans les édifices.

«C'est un problème assez nouveau. Les moisissures ont toujours existé. On n'a pas suspecté avant quelques années que ça expliquait des symptômes respiratoires. On pensait justement à la fumée de cigarette; on pensait que nos maisons étaient trop bien isolées, parce qu'on sait qu'on a des augmentations de l'asthme. Donc ce lien entre les spores et certaines moisissures et les problèmes respiratoires est assez récent», a affirmé le docteur Poirier.




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