La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) a entrepris ses moyens de pression contre la hausse des droits de scolarité, dimanche, en faisant irruption à l'assemblée de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec, à L'Île-Perrot, en Montérégie.

Mis à jour le 20 mars 2011
Catherine Handfield LA PRESSE

Vers 10h30, une cinquantaine de délégués de la FECQ sont entrés de force dans la salle de réunion où étaient rassemblés une centaine de membres de la Commission-Jeunesse. Les jeunes libéraux ont d'abord tenté de les repousser, mais après quelques bousculades, ils se sont résolus à les laisser entrer.

Armés de pancartes, les délégués de la FECQ ont scandé des slogans sous le regard agacé des membres de la Commission-Jeunesse. «C'est nous et non la Commission-Jeunesse qui représentons la vraie jeunesse», a lancé Gabrielle Harvey, élève du cégep de l'Abitibi-Témiscamingue.

Les protestataires ont dénoncé la position des membres de la Commission-Jeunesse, qui approuvent la décision du gouvernement Charest de hausser les droits de scolarité de 325$ par année pendant 5 ans.

Les manifestants ont quitté la salle dans le calme après leur action, qui a duré une vingtaine de minutes. La Sûreté du Québec est intervenue, mais aucune arrestation n'a été faite.

La présidente de la Commission-Jeunesse du Parti libéral, Maripier Isabelle, a dit respecter la position de la FECQ. «Par contre, ils devraient aussi respecter la volonté démocratique de nos membres», a-t-elle dit.

Des mesures

Les délégués de la FECQ qui ont participé à la manifestation étaient réunis à Trois-Rivières ce week-end pour prendre part à leur congrès. Ils se sont entendus sur une série de mesures qui se poursuivront jusqu'à l'automne pour protester contre la hausse des droits de scolarité.

Les membres de la FECQ prévoient notamment se rendre à un colloque des libéraux le 3 avril à Boucherville. Dès la fin du semestre, des étudiants établiront un campement permanent devant les bureaux du ministère de l'Éducation, à Montréal.

«Nous allons signifier au gouvernement que nous sommes prêts à continuer tant qu'il le faudra», a dit le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin, qui n'exclut pas la tenue d'une grève «si c'est nécessaire».

La Fédération représente près de 55 000 étudiants réunis dans 22 associations étudiantes de partout au Québec.