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Barricades, graffitis et arrestations à l'UQAM

Des graffitis ont été peints sur les murs... (Photo: Patrick Sanfaçon, La Presse)

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Des graffitis ont été peints sur les murs du pavillon Hubert-Aquin de l'UQAM.

Photo: Patrick Sanfaçon, La Presse

Une cinquantaine d'étudiants se sont barricadés pendant cinq heures dans un pavillon de l'UQAM dans la nuit de lundi à hier. Les militants souhaitaient ainsi faire entendre leurs revendications. Ils ont plutôt terminé la nuit au poste de police.

Les étudiants, en majorité de l'UQAM, se sont présentés à 21h30 au deuxième étage du pavillon Hubert-Aquin, situé à l'angle des rues Saint-Denis et Sainte-Catherine. Leur but: occuper les lieux et faire connaître leurs exigences à la direction de l'établissement.

 

«Nous avions trois revendications: un réinvestissement massif en éducation, l'embauche de 300 professeurs à l'UQAM, et la défense des principes de gestion collégiale de l'université», a expliqué hier Julien Comeau, le contact média du groupe, qui s'était autoproclamé le «conseil d'occupation».

Est-ce un mouvement d'appui aux professeurs, en grève pour une cinquième semaine? «C'est une lutte qui croise celle des professeurs, mais nos revendications vont plus loin», a précisé Adam, 17 ans,élève du Cégep du Vieux Montréal venu appuyer les universitaires.

En entrant à l'UQAM, le groupe a immédiatement attiré l'attention des gardiens de sécurité. «Ils transportaient des chaînes et des bâtons de bois, a indiqué le directeur des communications de l'UQAM, Daniel Hébert. Bref, des objets qui ne ressemblent pas vraiment à du matériel scolaire...»

Le responsable du Service de la prévention et de la sécurité de l'UQAM a donc choisi de fermer le pavillon à 22h30 plutôt qu'à 23h30 en raison de la présence des étudiants. Des pourparlers ont alors commencé.

«À quatre reprises, nous leur avons demandé par voie téléphonique de quitter les lieux, en vain», a indiqué Daniel Hébert, soulignant que le groupe enfreignait les règles de sécurité et d'évacuation de l'établissement.

Les militants s'étaient barricadés dans une section du deuxième étage du pavillon à l'aide de mobilier, des bâtons et des chaînes. Ils avaient également répandu de l'huile près des sorties et écrit de nombreux graffitis sur les murs, a pu constater La Presse.

Après un avis d'éviction par interphone qui est resté sans écho, le Service de police de la Ville de Montréal a finalement été appelé à intervenir. Vers 2h45, ils ont procédé à l'évacuation du pavillon Hubert-Aquin et à l'arrestation de 45 personnes.

Les étudiants ont été emmenés au poste de police du Centre-Sud, où ils ont passé le reste de la nuit. Ils ont été relâchés graduellement pendant la journée, avec en main une citation à comparaître. Les étudiants seront accusés de voies de fait, méfaits et d'avoir troublé la paix.

Les doyens s'adressent à la ministre

Par ailleurs, les doyens des sept facultés de l'UQAM ont envoyé une lettre hier à la ministre de l'Éducation, Michelle Chourchesne, pour lui faire part de leur inquiétude face à l'enlisement du conflit de travail des professeurs.

Il ont déploré le fait que le ministère voulait mettre sur pied un comité ayant pour mandat d'analyser la tâche des professeurs de l'UQAM.

«Vouloir poursuivre l'analyse de la tâche professorale en cherchant des problèmes que cacheraient certaines statistiques est un exercice abstrait, réducteur et inutile socialement», écrivent-ils.

 




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