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Les profs prolongent leur grève à l'UQAM

Les professeurs de l'UQAM ont voté massivement hier en faveur d'une cinquième... (Archives La Presse)

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Les professeurs de l'UQAM ont voté massivement hier en faveur d'une cinquième semaine de grève. À ce stade-ci, le trimestre en cours sera inévitablement prolongé, au grand dam des étudiants étrangers.

En assemblée générale, 91% des professeurs et maîtres de langues de l'UQAM se sont prononcés en faveur de la prolongation de leur débrayage jusqu'à mardi prochain. Près de 740 professeurs ont participé au vote.

 

«Nous avons eu 95 votants de plus que la semaine dernière. Le mouvement est donc toujours plus fort», a déclaré la présidente du Syndicat des professeurs de l'UQAM, Michèle Nevert.

Au terme de cette cinquième semaine de grève, les professeurs auront manqué 25 jours d'enseignement. Les heures de cours ne pourront être récupérées d'ici la fin du trimestre, qui devait prendre fin le 22 avril ou le 1er mai.

«La session sera inévitablement prolongée», a indiqué hier le directeur des communications de l'UQAM, Daniel Hébert. La Commission des études se réunira à la fin du conflit pour discuter des modalités de reprise des cours.

Selon M. Hébert, la prolongation du trimestre pourrait causer des désagréments aux étudiants en comptabilité, qui sont tenus de passer un examen uniforme à la mi-mai pour intégrer leur ordre professionnel.

Les 2300 étudiants internationaux inscrits à l'UQAM pourraient également être affectés par le changement du calendrier. Plusieurs d'entre eux ne cachaient pas leur inquiétude, hier.

«Si la grève se poursuit, la session d'été pourrait être repoussée. Je ne pourrai peut-être pas aller voir ma famille cet été», s'est inquiétée Ines Tchiandje, étudiante en comptabilité originaire du Cameroun.

Son collègue William Mbiekop a souligné que des étudiants étrangers pourraient avoir du mal à prolonger leur permis de séjour au Canada.

«Nous ne voulons pas prendre les étudiants en otages, a assuré Michèle Nevert. Mais si la session est sabordée, ce sera la faute du gouvernement, qui est le seul à pouvoir débloquer les fonds nécessaires pour régler la convention collective.»

La solidarité s'effrite

Depuis deux semaines, plus de 30 000 étudiants étaient en grève pour appuyer les revendications des professeurs. Mais hier, cette solidarité s'est quelque peu effritée.

Les étudiants de la faculté des langues et des communications ont voté à 52% contre la prolongation du débrayage. Ils seront de retour en classe aujourd'hui pour assister aux cours des chargés de cours qui continuent de travailler.

Les étudiants en arts ont voté à 65% en faveur d'une autre semaine de débrayage. D'autres associations facultaires doivent se prononcer aujourd'hui.

Le syndicat et la direction reprendront les négociations à 14h30 cet après-midi. Le syndicat réclame des hausses salariales de 11,5% sur trois ans et la création de 300 postes.

Par ailleurs, une centaine d'étudiants de l'UQAM ont occupé hier soir le pavillon Hubert-Aquin, à l'UQAM. Les militants, qui prévoyaient y passer la nuit, réclament un «réinvestissement massif en éducation» et l'embauche de 300 professeurs à l'UQAM.

 




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