La commission d’enquête du BAPE sur l’amiante démarrera sa tournée le mois prochain à Asbestos, la ville qui doit son nom à ce minéral, a appris La Presse.

Ariane Krol Ariane Krol
La Presse

Les audiences publiques d’Asbestos se tiendront du 4 au 6 décembre, à raison de quatre séances, annoncera le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) lundi prochain. Les commissaires se déplaceront ensuite à Thetford Mines pour quatre autres séances, du 10 au 12 décembre.

Des représentants de sept ministères (Environnement, Santé, Ressources naturelles, Économie, Affaires municipales, Transports, Éducation) et de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) seront présents pour répondre aux questions du public, puisqu’il s’agit de séances d’information.

Le deuxième volet des audiences publiques, visant cette fois à entendre des positions, opinions et points de vue, débutera le 18 février. La ville où elles se tiendront sera annoncée en janvier, en fonction de l’endroit d’où proviendront le plus de mémoires.

Entre ces deux étapes, la Commission tiendra des rencontres sectorielles sur l’un des quatre points du mandat donné par le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, soit la pertinence de développer un « cadre de valorisation » des résidus miniers amiantés. « La Commission pense qu’il est important d’avoir des avis spécifiques de différents secteurs de la société », indique le porte-parole du BAPE, Alexandre Corcoran-Tardif, en citant notamment le patronat, les chercheurs et les municipalités.

Résidus d’amiante

La Commission a aussi demandé à la CNESST et aux sept ministères impliqués de lui faire part de leurs positions sur la pertinence d’exploiter ces résidus d’amiante, dont il subsiste des quantités impressionnantes dans les régions d’Asbestos et de Thetford Mines.

Si jamais la Commission se montre favorable à leur utilisation, elle devra proposer un cadre qui tienne aussi bien compte des aspects économiques que sanitaires, sociaux et environnementaux, stipule son mandat.

Ces rencontres sectorielles, dont les invitations seront finalisées sous peu, se tiendront à Québec durant les semaines du 13 et du 20 janvier.

Ces séances, tout comme les audiences publiques, feront l’objet d’une webdiffusion vidéo en direct sur le site du BAPE.

Rappelons que l’importation, la vente et l’utilisation d’amiante, de même que la fabrication, l’importation, la vente et l’utilisation de produits qui en contiennent, sont interdites au Canada depuis le 30 décembre 2018. Les résidus miniers ne sont cependant pas touchés par ce règlement fédéral.

Le BAPE devra remettre son rapport au ministre de l’Environnement d’ici au 24 juillet prochain.