• Accueil > 
  • Voyage > 
  • Québec 
  • > «Le tourisme doit profiter de la faiblesse du dollar», selon Liza Frulla 

«Le tourisme doit profiter de la faiblesse du dollar», selon Liza Frulla

Liza Frulla, qui a pris la tête de... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE)

Agrandir

Liza Frulla, qui a pris la tête de l'ITHQ il y a environ six mois, ne se gêne pas pour critiquer le discours ambiant.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

À la tête de l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec depuis environ six mois, Liza Frulla estime que l'industrie québécoise doit profiter de la faiblesse du huard et de sa spécificité pour faire sa marque. Entretien.

L'industrie touristique doit tout faire pour profiter de la faiblesse du dollar afin d'attirer les visiteurs étrangers au Québec et dans l'ensemble du pays, croit Liza Frulla, nouvelle directrice générale de l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec (ITHQ).

« On a une chance formidable à cause du dollar. S'il y a une industrie qui est capable de profiter de ça, c'est bien nous autres », a affirmé sans détour Liza Frulla, au cours d'une entrevue accordée à La Presse.

L'ancienne ministre, qui n'a jamais eu la langue dans sa poche, estime que les acteurs touristiques doivent saisir la balle au bond. « Si on n'est pas assez intelligent pour profiter de ça... » Elle se demande bien comment l'industrie s'y prendra pour séduire les voyageurs, si elle ne réussit pas maintenant à capitaliser sur la faiblesse du dollar. 

Celle qui a pris la tête de l'Institut il y a environ six mois ne se gêne pas non plus pour critiquer le discours ambiant. « On dit partout qu'on veut créer 50 000 emplois [en tourisme]. Je m'excuse, mais c'est un discours vide, dit-elle. Oui, il manque des gens. [Mais] il est impossible de créer 50 000 emplois si on n'a pas des gens qui sont bien formés : savoir faire le service, savoir être accueillant. Ce n'est pas facile. Qu'on commence à dire haut et fort qu'il n'y a pas plus grand privilège que d'accueillir et de nourrir les gens, ce que je n'entends pas dans l'industrie. J'entends juste que c'est difficile, qu'il faut travailler de soir, de fin de semaine », mentionne- t-elle, ajoutant du même souffle que les horaires atypiques sont maintenant monnaie courante sur le marché du travail.

Et une fois que l'on a des gens compétents en place, de quelle façon doit-on vendre le Québec ?

Elle souhaite d'ailleurs que les étudiants qui passent par son école apprennent à connaître et à travailler avec les produits québécois.

Changements à l'Institut

En plus de vouloir ce qu'il y a de mieux pour l'industrie touristique, Mme Frulla a en tête bien des projets pour l'institution qu'elle dirige. Elle a d'ailleurs déjà commencé à faire sa marque.

Son arrivée à l'ITHQ concorde ainsi avec le déménagement prochain de certains meubles du Reine-Élizabeth entre les murs de l'école. Le mythique hôtel du boulevard René-Lévesque fermera en juin pour un an - histoire de faire peau neuve - et liquide plusieurs éléments de son mobilier. Résultat, l'ITHQ récupérera notamment des fauteuils, des lampes, des tableaux et des armoires pour son restaurant que l'on s'affaire à « rafraîchir ». Une terrasse pourrait même voir le jour... C'est du moins ce que souhaiterait la nouvelle directrice générale.

Autre projet : l'aménagement en septembre d'un lobby-bar. Pour le moment, l'hôtel et le restaurant de l'Institut, ouverts au public, ne bénéficient pas d'un tel espace. Pourtant, ce n'est pas la place qui manque. Or, dès cet automne, on récupérera le bar du Montréalais, le bistro du Reine-Élizabeth, des sièges et des sofas. Les clients auront donc un endroit où venir prendre l'apéro. 

Du côté administratif, Liza Frulla a également un cheval de bataille. « On veut avoir un statut comme les cégeps et les universités », explique-t-elle. Pour le moment, l'école est gérée comme un ministère, ce qui complique les choses lorsque vient le temps de faire des embauches, par exemple. Reste maintenant à voir si elle parviendra à convaincre le ministère de l'Éducation. Elle a donc du pain sur la planche, mais semble prête à beaucoup pour cette école où elle se sent déjà comme chez elle. 

EN RAFALE

De tous les hôtels où vous avez séjourné, ici ou ailleurs, quel est votre préféré ?

J'ai vécu dans les hôtels. Ce que je recherche, ce n'est pas compliqué : le confort et la propreté. Aujourd'hui, je fais une obsession sur les punaises de lit. J'aime beaucoup le réseau Fairmont pour la propreté et aussi pour l'accueil. Pour moi, c'est très important. Le reste, je vais me débrouiller. J'ai vécu au Château Frontenac, j'ai vécu au Château Laurier. Ce sont des hôtels que j'ai beaucoup fréquentés. Quand je vais en Europe, j'essaie d'aller dans le réseau des hôtels de charme.

À Montréal, où dort-on ?

Ici (à l'hôtel de l'ITHQ) ! (rires) On a un balcon, on a des matelas Germain (du groupe des hôtels Germain). On a la chance d'avoir le métro à côté.

Un hôtel au Québec que vous aimez, en dehors de Montréal ?

J'aime beaucoup le Germain Dominion, à Québec. J'aime où il est situé, j'aime l'atmosphère, j'aime l'accueil, j'aime le foyer dans l'entrée.

Que devrait-on proposer à manger aux visiteurs qui découvrent le Québec ?

J'insisterais plus sur l'idée d'être ouverts à l'expérience. On a la chance au Québec, spécifiquement à Montréal, d'avoir des restaurants de cuisines d'ailleurs qui amalgament ce qu'on a de mieux ici. C'est ce qui donne notre culture gastronomique.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Voyage

Tous les plus populaires de la section Voyage
sur Lapresse.ca
»

publicité

Destinations

Asie Europe Afrique Amérique latine Océanie États-unis Canada Québec

publicité

Autres contenus populaires

image title
Fermer