Immortaliser les aurores boréales

La fugacité des aurores boréales est un facteur... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE)

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La fugacité des aurores boréales est un facteur avec lequel les photographes doivent vite apprendre à composer.

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(Yellowknife) Le froid, la noirceur, le mouvement... Lorsqu'il est question de photographier les aurores, toutes les conditions sont réunies pour donner des maux de tête à celui qui tient l'appareil. Conseils pour prendre des photos à la hauteur du spectacle.

Passionné de photographie, Nicolas Wojtowicz parcourt le Canada depuis juillet dernier. Il est arrivé au Blachford Lake Lodge en décembre et, déjà, son ordinateur déborde de milliers de photos d'aurores boréales.

« Au début, je passais mes nuits dehors pour faire de la photo ; je m'en suis fait, des engelures aux doigts, lance ce voyageur compulsif originaire de Clermont-Ferrand. Aujourd'hui encore, mon appareil photo est toujours sur son trépied, prêt à être utilisé. Si les aurores apparaissent, je n'ai qu'à enfiler mes bottes et mon manteau. »

La fugacité des aurores boréales est un facteur avec lequel les photographes doivent vite apprendre à composer. « Ça complique le travail sur le plan technique, explique Bernard Brault, photographe à La Presse. 

«Il faut que tu prépares tes réglages à l'avance. Comme tu ne peux pas travailler avec l'autofocus, tout doit être fait en mode manuel.»

Bernard Brault

La longueur de l'exposition est sans doute le premier réglage à considérer. Une exposition trop courte, le ciel reste noir ; trop longue, les aurores qui s'agitent deviennent floues et les étoiles font des traînées. « Il faut un peu de pratique pour juger, dit Nicolas Wojtowicz. L'exposition maximale est de 25 secondes, avec la plus grande ouverture permise par l'appareil. Mais ça peut être beaucoup moins si les aurores sont très brillantes. » Or, qui dit longue exposition dit trépied obligatoire. « Un trépied solide, qui ne vibre pas. »

Bernard Brault recommande quant à lui une exposition de quatre secondes ; c'est celle qu'il a utilisée pour les vidéos image par image présentées dans notre dossier.

Trouver le bon cadrage représente aussi un exercice délicat. « Il faut allier le décor avec les aurores, explique le photographe de La Presse. Si on prend seulement le ciel, la photo sera sans intérêt. Il faut arriver à exposer convenablement l'avant-plan et le ciel. » Pour ce faire, une lampe de poche sera utile pour éclairer les arbres ou les bâtiments à l'avant-plan. « Ça aide aussi à faire les cadrages, surtout s'il n'y a pas de lune. Ça évite d'avoir des photos de travers, ajoute Nicolas Wojtowicz. Pendant la journée, je vais faire du repérage pour trouver des endroits dégagés, avec de beaux cadrages. Ça m'évite d'avoir à me déplacer trop souvent pendant que les aurores sont visibles. »

En ce qui concerne les objectifs, Bernard Brault a utilisé un grand-angle 14-24 mm et un « fish-eye » 16 mm. Il suggère d'utiliser un objectif 24 mm ou moins. « Avec un plein capteur, idéalement. »

Et le déclencheur à distance ? Aucun des deux photographes ne l'utilise.

Et le froid?

Le froid ajoute aussi une difficulté supplémentaire.

Nicolas Wojtowicz garde toujours une pile supplémentaire dans la poche intérieure de son manteau, pour la garder bien au chaud. À -35 degrés, une pile peut rapidement se décharger. Surtout si on s'entête à regarder ses photos sur l'écran de l'appareil, « ce qui gêne les autres photographes ». Il garde aussi deux ou trois paires de gants sur lui. Et des chauffe-mains, au cas où.

Pour éviter la condensation sur son objectif lorsqu'il entre se réchauffer, il laisse son appareil à l'extérieur. « Sinon, je le mets dans un sac étanche avant de rentrer. La condensation se fait sur le sac, pas sur l'appareil, ce qui empêche l'humidité de s'infiltrer. C'est très important. »

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