La splendeur de l'hiver à Banff

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Les paysages légendaires du parc national Banff, le premier à voir le jour au pays, attirent annuellement près de 4 millions de visiteurs.

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(BANFF) Les paysages légendaires du parc national Banff, le premier à voir le jour au pays, attirent annuellement près de 4 millions de visiteurs. Et en cette année où l'accès aux parcs nationaux est gratuit, ils seront plus nombreux que jamais. Le meilleur moyen d'éviter les foules: s'y rendre l'hiver.

Dans la poudrerie qui balaie la chaussée, entre les épinettes aux branches lourdes de neige et avec les montagnes dont les pics ne cessent de grimper dans le ciel à chaque virage, la route qui mène au parc national Banff a quelque chose de magique, comme si on passait dans un portail vers un monde à part.

À l'arrivée, les amateurs de grand air savent que les lacs ont caché leurs eaux émeraude sous une épaisse couche de glace, mais ils savent aussi qu'ils trouveront au parc une telle multitude de paysages époustouflants et d'activités hivernales qu'ils n'y repenseront plus.

Bien sûr, il fait froid et les routes sont enneigées, mais manteaux, bottes et transmissions à quatre roues motrices font déjà partie du quotidien au pays. Et ici, c'est tout ce dont on a besoin pour ouvrir grand les portes d'un terrain de jeu de 6641 km2.

Quiconque en doute n'a qu'à emprunter la promenade des Glaciers pour se laisser convaincre. La route, régulièrement classée parmi les plus spectaculaires de la planète, reste ouverte par beau temps l'hiver.

Vous embarquez?

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Les paysages légendaires du parc national Banff, le premier à voir le jour au pays, attirent annuellement près de 4 millions de visiteurs.

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Km 0: Lake Louise

Célèbre pour son lac et sa station de ski, le hameau de Lake Louise, à 56 km de Banff, est le dernier endroit, avant de s'engager sur la promenade des Glaciers, pour faire des provisions, remplir le réservoir de la voiture, louer du matériel de plein air... et planifier ses escales en passant par le centre d'accueil du parc. Les employés bilingues pourront vous faire quelques propositions de randonnées. Ils vous remettront aussi le laissez-passer obligatoire. Trois kilomètres plus loin, ne ratez pas la sortie pour la route 93 Nord. Ayez à l'oeil le panneau qui annonce les conditions routières. La promenade des Glaciers est souvent enneigée, glacée par bouts, mais rien pour retenir un véhicule à quatre roues motrices.

Km 21: Ski hors-piste au lac Hector

Il ne faut pas rouler longtemps pour s'émerveiller. Les monts Hector et Daley, de part et d'autre de la route, culminent à plus de 3000 m d'altitude et offrent de magnifiques panoramas. Tout près du lac Hector, des skieurs hors-piste ont garé leurs voitures. Skis à l'épaule, ils disparaissent dans la forêt. «Les conditions d'avalanche sont dangereuses aujourd'hui, explique l'un d'eux, nous allons skier plus bas.»

Le lac Bow offre un premier point de... (Photo Yannick Fleury, La Presse) - image 3.0

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Le lac Bow offre un premier point de vue sur le glacier Crowfoot.

Photo Yannick Fleury, La Presse

Km 37: Le lac Bow

La route monte et monte. Sur la gauche, le lac Bow offre un premier point de vue sur le glacier Crowfoot. Couvert de neige, il se détache moins du paysage qu'en été, mais on devine facilement l'incroyable épaisseur de la glace là-haut. Un peu plus loin, près du stationnement, trois skieuses partent à l'aventure. «Nous allons grimper avec des peaux de phoque sur le mont Thompson, dormir en refuge, puis redescendre demain», raconte l'une d'elles avant d'aller rejoindre ses compagnes. Le secteur compte aussi des sentiers pour la raquette.

Km 43: La tête du loup

Tout juste après le col Bow, où la route culmine à 2067 m, il ne faut pas manquer le stationnement du lac Peyto. Deux courts sentiers, souvent assez tapés pour être praticables sans raquettes, mènent au belvédère sur le lac, dont la forme rappelle une tête de loup. Le regard porte très loin, ici, sur la vallée de la Mistaya, puis de la Sunwapta. Des avalanches ont jeté des tonnes de neige sur les rives du lac en contrebas. Pas un souffle de vent ne vient troubler le silence. On croirait se promener à l'intérieur d'une carte postale.

On peut se garer devant le lac Waterfowl,... (Photo Yannick Fleury, La Presse) - image 4.0

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On peut se garer devant le lac Waterfowl, pour admirer l'impressionnant pic rocheux du mont Chephren, haut de 3307 m.

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Km 61: Entre lac et rivière

La route amorce ensuite une lente descente. Quelques kilomètres plus loin, on peut se garer devant le lac Waterfowl, pour admirer l'impressionnant pic rocheux du mont Chephren, haut de 3307 m. À son point le plus bas, au kilomètre 79, la promenade traverse la rivière Saskatchewan Nord, née dans les glaciers non loin. Ses eaux se jettent dans le lac Winnipeg, au Manitoba, à plus de 1800 km vers l'est.

Km 109: Conquérir le mur qui pleure

Cette falaise de quelque 300 m, baptisée Muraille en pleurs (Weeping Wall), est un lieu couru de l'escalade sur glace dans les Rocheuses. Les parois sont si hautes et larges que les grimpeurs y paraissent aussi minuscules que des fourmis.

De petites aires de repos permettent d'admirer les... (Photo Yannick Fleury, La Presse) - image 5.0

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De petites aires de repos permettent d'admirer les formidables traces laissées par la puissante érosion qui a façonné le paysage.

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Km 115: Encore des vues

Passé le mont Cirrus, la promenade entreprend une abrupte montée qui mène à certains des plus beaux points de vue de la route. Avant et après une immense boucle qui permet à la route de grimper plus haut, de petites aires de repos permettent d'admirer les formidables traces laissées par la puissante érosion qui a façonné le paysage. Beaucoup de sentiers de randonnée partent de ce secteur.

Km 130: Le champ de glace Columbia

Tout juste après le col Sunwapta, un panneau annonce la fin du parc Banff, et le début du parc Jasper. Or, retourner sur ses pas avant d'atteindre le glacier Athabasca, situé à peine 5 km plus loin, serait un crime. La vue sur le front du glacier Athabasca, dont les glaces brillent au soleil, laisse pantois d'admiration. Un petit sentier mal balisé l'hiver permet de s'approcher un peu. Méfiez-vous des surfaces glissantes et des crevasses. Mais surtout, donnez-vous le temps d'admirer les glaces, dont on entend parfois les sourds craquements. Avec un peu de chance, vous verrez une avalanche débouler sur le glacier en produisant un son digne du tonnerre. L'hiver, oui, dans toute sa splendeur.

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Une partie des frais de voyage de ce reportage a été payée par Tourisme Alberta.




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