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Un Québécois au Salvador

  • Pour prendre part à une séance de libération des tortues, les visiteurs doivent se rendre au Salvador entre les mois de juin et décembre. Benoît Dagenais et sa copine Andrea (à droite) se plaisent toujours à participer à l

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    Pour prendre part à une séance de libération des tortues, les visiteurs doivent se rendre au Salvador entre les mois de juin et décembre. Benoît Dagenais et sa copine Andrea (à droite) se plaisent toujours à participer à l"activité même s'ils l'ont fait plus d'une fois.

    Photo: David Boily, La Presse

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  • À l'âge adulte, ces tortues atteindront deux mètres. (Photo: David Boily, La Presse)

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    À l'âge adulte, ces tortues atteindront deux mètres.

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  • Grâce à plusieurs employés sur place, le Fundo de la iniciativa pars las tortugas, organisme qui assure la protection des tortues, s'occupe de réunir les oeufs de tortues dans un endroit protégé sur la plage. Une fois hors de sa coquille, le petit animal demeurera dans son nid pendant 45 jours avant d'être relâché dans l’océan Pacifique. (Photo: David Boily, La Presse)

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    Grâce à plusieurs employés sur place, le Fundo de la iniciativa pars las tortugas, organisme qui assure la protection des tortues, s'occupe de réunir les oeufs de tortues dans un endroit protégé sur la plage. Une fois hors de sa coquille, le petit animal demeurera dans son nid pendant 45 jours avant d'être relâché dans l’océan Pacifique.

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(Los Cobanos, Salvador) Au volant de sa jeep Mitsubishi, il se gare lentement dans le stationnement rocailleux de l'hôtel Los Cobanos. Il sort de sa voiture, sourire aux lèvres. Pour accompagner son énergique poignée de main, il se présente: Benoît Dagenais. S'il parle couramment l'espagnol, son accent trahit ses origines. Voici sans doute l'un des plus grands ambassadeurs du Salvador et il est... Québécois.

L'homme de 46 ans a adopté ce pays. Il a quitté la Belle Province il y a six ans, après le décès de son père. Au départ, cet ancien directeur des opérations pour Postes Canada devait simplement partir à l'aventure, histoire de visiter l'Amérique centrale. Ce qu'il a fait. Mais en arrivant au Salvador, il est littéralement tombé sous le charme. Depuis, il s'y sent comme chez lui. Et pour cause, celui que les Salvadoriens surnomment the French Man dirige maintenant une école de plongée sous-marine, possède un hôtel au bord du Pacifique et offre également des tours guidés partout dans le pays.

«En arrivant ici, j'ai réalisé toutes les opportunités d'affaires qu'il y avait», a-t-il affirmé lorsque nous l'avons rencontré dans la cour intérieure de Los Cobanos, l'hôtel qu'il possède dans le département de Sonsonate, dans le sud-ouest du pays. «Au Salvador, tout est accessible.»

D'une part, il soutient qu'il est facile d'entretenir des contacts avec le ministère du Tourisme et même des ambassadeurs étrangers. Et d'autre part, dans ce pays, beaucoup d'endroits sont accessibles en peu de temps, en raison de la petite étendue du territoire. Les Salvadoriens disent souvent que tout dans leur pays est à une demi-heure de route... ou presque.

Ainsi, depuis la plage de Los Cobanos - une zone dont l'écosystème est protégé, notamment pour les tortues, une espèce en voie d'extinction -, les visiteurs peuvent faire un aller-retour dans la même journée pour une expédition dans les volcans, de la plongée sous-marine ou même pour un circuit sur la Ruta de las flores, réputée pour ses jolis petits villages et ses plantations de café (voir autre texte). Selon celui que tout le monde à Los Cobanos appelle Ben, le Salvador est une destination idéale pour les Québécois aventuriers qui aiment faire de nouvelles activités chaque jour.

«Malheureusement, ou heureusement, le pays est encore méconnu des étrangers», dit-il. La bonne nouvelle toutefois, c'est que tout est à découvrir. C'est pourquoi il travaille d'arrache-pied avec le gouvernement et d'autres entreprises touristiques afin de faire la promotion d'un pays qui est maintenant devenu le sien. «On multiplie les efforts pour ramener les visiteurs qui ont longtemps fui le pays en raison de la guerre civile. Maintenant que la paix est revenue, le nombre d'hôtels a presque doublé au cours des quatre dernières années», affirme Benoît Dagenais.

Mais il reste encore beaucoup de travail à faire pour faire connaître le Salvador et ses trésors cachés. Pour cette raison, l'homme n'a pas l'intention de rentrer au bercail, du moins pas tout de suite. S'il est heureux en terre salvadorienne, il admet tout de même que certaines choses lui manquent. Avec gêne, il confie qu'il s'ennuie - même si c'est cliché - de la poutine, du sirop d'érable et de la neige.... Trois choses qu'il est assuré de ne jamais trouver sur sa plage de sable brun.

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