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48 heures à Saint-Pétersbourg

  • La dynamique perspective Nevski vue depuis le «Dom Knigui», la Maison du livre. (Photo Étienne Bouche, collaboration spéciale)

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    La dynamique perspective Nevski vue depuis le «Dom Knigui», la Maison du livre.

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  • Au bord de la Neva, le long de la forteresse Pierre-et-Paul. (Photo Étienne Bouche, collaboration spéciale)

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    Au bord de la Neva, le long de la forteresse Pierre-et-Paul.

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  • La cathédrale Pierre-et-Paul renferme les tombeaux de la plupart des Romanov depuis Pierre Le Grand. (Photo Étienne Bouche, collaboration spéciale)

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    La cathédrale Pierre-et-Paul renferme les tombeaux de la plupart des Romanov depuis Pierre Le Grand.

    Photo Étienne Bouche, collaboration spéciale

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  • Le Musée russe abrite les trésors de l'art national. (Photo Étienne Bouche, collaboration spéciale)

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    Le Musée russe abrite les trésors de l'art national.

    Photo Étienne Bouche, collaboration spéciale

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Étienne Bouche

Collaboration spéciale

La Presse

«La Venise du Nord? Non, non et non! Venise est un dédale de ruelles tortueuses, et Saint-Pétersbourg, un damier d'avenues rectilignes. Venise se découvre peu à peu, au fil des promenades; Saint-Pétersbourg se donne d'emblée. La beauté de Venise est pittoresque, la beauté de Saint-Pétersbourg est métaphysique.» Dans son Dictionnaire amoureux de la Russie, l'écrivain Dominique Fernandez balaie un cliché têtu. Ville rêvée bâtie en terre hostile, la cité de Pierre Le Grand surprend et séduit.

JOUR 1

9h30 : balade sur la perspective Nevski

«Si même vous avez quelque affaire sérieuse et urgente, dès que vous mettez le pied dans la perspective, vous oubliez immanquablement vos préoccupations. C'est le seul endroit où les gens se rendent non pas uniquement par nécessité.» Observateur sarcastique de son époque, Gogol a écrit cela de la perspective Nevski. Elle est l'artère centrale de la ville, longue de 4,5 km. Au départ de la gare de Moscou, la balade peut être longue tant la «Nevski» compte de curiosités architecturales, notamment le palais Bielosselski-Bielozerski. Au croisement avec le canal Griboïedov, une vue emblématique: l'église du Saint-Sauveur-sur-le-Sang-versé.

12h : l'immense cathédrale Saint-Isaac

Sa coupole est l'un des symboles de Saint-Pétersbourg. La cathédrale Saint-Isaac est la troisième au monde par la taille, après Saint-Pierre de Rome et Saint-Paul de Londres. Il faut payer pour en découvrir l'intérieur très chargé - du marbre, du marbre... L'ascension des 262 marches est fortement recommandée: au sommet, le panorama sur la ville et le golfe de Finlande est magnifique. En redescendant, se rapprocher de la Neva pour y découvrir le Cavalier de bronze, hommage de Catherine II à Pierre Le Grand.

Square Saint-Isaac

eng.cathedral.ru

14h : dîner chez «L'Idiot»

On ne s'étonne pas que le lieu porte le nom d'un des romans célèbres de Dostoïevski: mobilier en bois, bougeoirs, papier peint vieilli, le visiteur pénètre dans l'intérieur typique, volontiers fantasmé, de la bourgeoisie russe du XIXe siècle. Et l'on imagine sans peine Nastassia Filippovna y réunir ses convives... Le lieu, en demi-sous-sol, baigne dans une lumière tamisée qui rappelle La soirée, du peintre Vladimir Makovski. La carte propose un certain nombre de plats russes typiques comme l'oukha (soupe de poisson) et les pelmenis (raviolis à la viande).

82, quai de la Moïka

idiot-spb.com

17h: patiner au jardin de Tauride

Légèrement à l'écart du centre-ville, le jardin de Tauride a été aménagé dans un style anglais de la fin du XVIIIe siècle. Au bord de l'étang, le palais de Tauride, cadeau de Catherine II à son favori, Grigori Potemkine, pour le remercier d'avoir ravi la Crimée aux Turcs - la péninsule était autrefois appelée Tauride. En hiver, on y croise amateurs de course à pied et femmes en épais manteau de fourrure. Après la promenade, on se laisse tenter par la patinoire à ciel ouvert: c'est ici aussi un loisir très apprécié à cette période de l'année.

21h : détente aux bains russes

Après une fraîche journée de visite, le passage aux bains russes est des plus agréables. S'il existe des établissements aux standards élevés, le banya reste une tradition populaire et il est possible de goûter aux vapeurs chaudes à moindres frais, comme au Yamskie, rue Dostoïevski, l'une des multiples adresses de la ville. L'enseigne assure avoir accueilli Dostoïevski et Lénine. Faites-vous fouetter avec des branches de bouleau imprégnées d'eau et vous n'aurez ensuite qu'une envie: aller vous coucher!

9, rue Dostoïevski

JOUR 2

10h : à la forteresse Pierre-et-Paul

À l'origine, elle devait défendre l'ouverture vers la Baltique arrachée aux Suédois. Mais son histoire est sinistre: très rapidement, elle est devenue une prison politique où ont séjourné bon nombre de prisonniers célèbres, dont Bakounine, Dostoïevski et le frère de Lénine. Au centre de la forteresse, l'église renferme les tombeaux de la plupart des Romanov. Plutôt que la promenade sur le belvédère, payante, on conseille de faire le tour de la forteresse, juste au bord de la Neva. On peut y apercevoir de vaillants baigneurs dans l'eau glacée...

14h : au café Singer de la Maison du livre

À Saint-Pétersbourg, une petite halte est toujours la bienvenue pour se réchauffer - même quand il ne fait pas très froid, l'humidité peut être très pénétrante. Le café Singer est le lieu idéal pour boire un café ou un vin chaud: au premier étage de la Maison du livre, superbe immeuble de style Art déco, il donne sur l'imposante cathédrale Notre-Dame-de-Kazan et ses 96 colonnes, inspirée de la basilique Saint-Pierre de Rome. Avant de partir, petit tour dans la librairie, la plus grande de la ville: on y trouve des livres d'art et de littérature ainsi que des souvenirs en tout genre.

28, perspective Nevski

16h : les trésors du Musée russe

Si les guides orientent naturellement les touristes vers L'Ermitage, l'un des plus grands musées du monde tant par sa taille que par sa richesse, le Musée russe abrite, avec la galerie Tretiakov de Moscou, la plus grande collection de peintures russes. On y présente une remarquable chronologie de l'art national. Les slavistes se régaleront devant les icônes, dont certaines datent du XIIIe siècle. Les moins érudits peuvent passer rapidement les portraits du XVIIIe pour mieux se consacrer aux chefs-d'oeuvre de Karl Brioullov ou Ilya Répine.

4, rue Inzhenernaya

rusmuseum.ru/eng

19h: ballet au Théâtre Mikhaïlovski

Cliché, la soirée au ballet? Peut-être, mais Saint-Pétersbourg continue de former des danseurs d'excellence. Moins célèbre que le Mariinski, le théâtre Mikhaïlovski est néanmoins l'une des plus grandes scènes russes et se trouve juste à côté du Musée russe, sur la place des Arts. Dans un pays où les noms des artistes de ballet sont connus du grand public, on se met sur son 31 pour aller au spectacle.

1, square Isskustv

mikhailovsky.ru/en

22h30 : promenade nocturne

La nuit, on se croirait personnage de roman à arpenter les quais des canaux gelés. Sur la majestueuse place du Palais, le froid semble absorber le bruit. À l'entrée du Nouvel Ermitage, qui jouxte l'immense palais d'hiver, les atlantes en granit, hauts de 5 m, valent le coup d'oeil. Quelques mètres plus loin, la Neva, figée. De l'autre côté, les autres îles qui composent la ville... De jolies images à rapporter en souvenir de ce séjour.

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