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Fashion Week: Lacoste dans un décor de court de tennis

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Pour présenter la collection Lacoste, le directeur artistique Felipe Oliveira Baptista avait reconstitué dans le jardin des Tuileries un court de tennis.

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Anne-Laure Mondesert
Agence France-Presse
PARIS

Lacoste revient défiler à Paris dans un décor de court de tennis, Lanvin et Guy Laroche ouvrent une nouvelle page: quelques points forts des collections de prêt-à-porter présentées mercredi à Paris.

Lacoste: mixité sociale

La marque au crocodile, fondée en 1933 par le joueur de tennis français René Lacoste, a fait son retour sur les podiums parisiens après 13 ans de défilés à New York.

Pour présenter cette collection, le directeur artistique Felipe Oliveira Baptista avait reconstitué dans le jardin des Tuileries un court de tennis.

Le créateur portugais, qui dit s'être inspiré des films La haine de Mathieu Kassovitz et Conte d'été d'Éric Rohmer, a voulu mêler les codes des cités populaires à ceux des quartiers bourgeois: les cardigans gansés côtoient les blousons de sport.

«Toutes les frontières entre ce qui est sportswear, et ce qu'on porte pour travailler sont en train de tomber», a-t-il commenté en coulisses.

L'emblématique polo, que René Lacoste a inventé en 1933 en coupant les manches de sa chemise pour jouer au tennis plus à son aise, subit toutes sortes de détournements, pour devenir une robe drapée à l'épaule dénudée.

Olivier Lapidus, «messager» de Lanvin

Chez Lanvin, le nouveau directeur artistique Olivier Lapidus, qui a la lourde tâche de relancer la maison, a présenté une collection resserrée au style épuré, avec la volonté de parler à la nouvelle génération.

Il n'a disposé que d'un mois pour préparer cette collection, après avoir été nommé en juillet par la principale actionnaire de Lanvin, la femme d'affaires chinoise Shaw-Lan Wang, pour succéder à Bouchra Jarrar et redresser les résultats de la griffe, en difficulté.

«Pour repartir d'une page blanche, il fallait faire quelque chose d'assez dynamique», a expliqué le créateur, qui vient par ailleurs de créer sa propre maison de couture sur le net, 17 ans après avoir quitté la griffe fondée par son père Ted Lapidus.

Les robes sont noires ou entièrement couvertes d'imprimés reprenant le logo de cette maison fondée en 1889 par Jeanne Lanvin, plus ancienne maison de couture parisienne encore en activité. «Ce n'est pas ma collection, c'est la collection de Jeanne Lanvin. Moi je ne suis qu'un messager», a-t-il dit.

Les oiseaux migrateurs de Margiela

Chez Margiela, la femme a des envies d'envol. Des plumes viennent s'accrocher à ses cheveux, s'attachent aux épaules d'une robe, d'un trench, d'une veste parfois réduite à un simple squelette. John Galliano poursuit ses jeux de déconstruction, transforme un trench en robe à bustier, apporte sa touche fantaisiste et humoristique aux accessoires.

Ces femmes, oiseaux migrateurs ou voyageuses en zone d'embarquement, serrent contre elles des sacs-coussins blancs, portent des masques pour dormir sur la tête. Des étiquettes de bagages leur servent d'élastique pour les cheveux.

Hommage à Mireille Darc chez Guy Laroche

Tenues noires et casque blond: chez Guy Laroche, le nouveau directeur artistique Richard René a voulu rendre hommage à la «grande sauterelle» du cinéma français, Mireille Darc, disparue fin août.

En 17 pièces, le créateur adepte de l'épure et du noir et blanc fait revivre la silhouette longiligne de l'actrice, «meilleure amie de Guy Laroche», à travers des tailleurs pantalons, des robes déstructurées et un maillot de bain dévoilant une chute de reins vertigineuse.

Un clin d'oeil assumé à la scène du «Grand blond avec une chaussure noire» où le dos nu de l'actrice laisse son partenaire Pierre Richard bouche bée.

«J'ai essayé de faire des choses à la fois des années 60, 70, 80 et d'aujourd'hui, donc hybrides, dessus dessous», a expliqué le créateur, formé chez Hermès avant de travailler chez Jean Paul Gaultier.

Strass et soie chez Dries Van Noten

Chez Dries Van Noten, les strass sont à l'honneur, en ornements délicats sur les paupières et lèvres des mannequins ou sur des paires de bottes faites pour danser à l'ère disco.

Le vestiaire printemps/été du créateur flamand se compose de peignoirs légers, de vestes brodées et de robes nuisettes, à mi-chemin entre l'univers de la fête et des tenues d'intérieur.

Les foulards et la soie sont omniprésents, souvent en superposition, dévoilant des imprimés qui évoquent tour à tour l'art déco des années 20 et les années 80.




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