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Mode à Milan : une femme énergique et de caractère

La femme Prada est une héroïne, qui a... (PHOTO REUTERS)

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La femme Prada est une héroïne, qui a traversé les guerres et les époques. Sa garde-robe est un condensé vertigineux de stratifications.

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Agence France-Presse
Milan

En ce deuxième jour des défilés milanais de prêt-à-porter féminin pour l'hiver prochain, les couturiers ont proposé des garde-robes pour femmes hyper actives et au fort tempérament.

Toujours en mouvement chez Fendi, sportives chez Emilio Pucci, énergiques et modernistes chez Max Mara, héroïques chez Prada.

Chez Fendi, Karl Lagerfeld s'appuie sur les volumes et les constructions pour donner du mouvement aux habits dans une perpétuelle ondulation, que l'on retrouve jusque dans des rayures «vaguelées» omniprésentes (sur les lunettes, dans les ceintures ou sur la bandoulière des sacs, en fins dessins imprimés sur des robes en soie ou en larges bandes colorées décorant les fourrures).

Cette impression de mouvement permanent est accentuée par les torsades des pull-overs en mohair, les plissés insérés sur les flancs de certaines vestes et jupes, les volants, qui ornent robes, chemisiers ou mêmes sacs en cuir. Dans le même ordre d'idée, de larges pans de tissu se rabattent latéralement sur d'amples pantalons en drap de laine sombre créant un effet de jupe-pantalon. Ailleurs, de stricts manteaux sont fendus sur les côtés pour favoriser la gestuelle du corps.

Costume National propose lui aussi une silhouette mouvante en travaillant sur les superpositions et les longueurs ou en ajoutant des morceaux d'étoffes qui rallongent chemises et robes.

Pour les 30 ans de sa marque, le créateur fondateur Ennio Capasa ose la couleur ! Certes, la palette reste très sombre, mais elle est illuminée par le vert émeraude d'un manteau lamé, la brillance d'un costume pyjama en velours rouge carmin, les paillettes étincelantes comme des étoiles sur une robe bleu nuit.

Un ensemble chemise-pantalon en soie mêlant imprimés et applications d'images cousues ressemble quant à lui à un véritable collage de photos.

«Il s'agit d'une série de clichés de fleurs, que j'avais pris il y a quelque temps. Pour cette collection, j'ai beaucoup travaillé sur les textures. Alors que les formes se sont simplifiées, matières et tissus sont devenus fondamentaux», explique le styliste.

La femme Prada est une héroïne, qui a traversé les guerres et les époques. Sa garde-robe est un condensé vertigineux de stratifications. Elle rentre des combats en capote kaki militaire ou bon vieux manteau de tweed, la taille enserrée dans un ceinturon de cuir, le sac en bandoulière serré sous sa poitrine, les mains protégées par d'épais gants en laine.

Elle n'a rien perdu de sa féminité, les épaules rehaussées de velours, avec son corset-bustier en coton blanc aux lacets défaits et ses collants de laine à losanges juste avec une veste sans rien d'autre.

Elle revêt des robes en velours chatoyant traversées d'étoiles filantes ou enrichies de broderies, des jupes taillées dans de lourdes étoffes damassées et des tissus brocart richement décorés.

La montagne au rendez-vous

Aux manettes chez Emilio Pucci depuis deux saisons, Massimo Giorgetti continue de rafraîchir la griffe toscane du groupe LVMH en jouant sur les graphismes et en recourant au registre sportif. En particulier, l'univers montagnard. Les mannequins chaussent des bottes colorées ou des chaussures plates, dont les lacets sont des cordes d'alpinisme.

Tricots zippés sur le devant et leggings moulants, traversés d'une très sportive bande verticale, sont de rigueur. Ils se portent aisément sous une jupe ou font carrément office de combinaison... de ski ! Des cimes enneigées se profilent sur pull-overs, blousons et autres manteaux-doudounes.

Parfois, les coups de pinceau esquissant ces montagnes imaginaires s'emballent et transforment le vêtement en une toile d'art abstrait.

On retrouve la même énergie punch chez Max Mara, où le directeur créatif Ian Griffiths plonge ses mannequins dans l'effervescente période moderniste des années 1920 à Berlin. En souliers Marie-Jeanne à lacets, gants de cuir noir et bas résille, les filles alternent de microcombishorts en lurex doré ou teintes claires (rose et chair) et de maxi robes tablier aux grosses bretelles croisées dans le dos bicolore : elles sont en strass en haut et en drap de laine gris en bas.

Les longs manteaux enveloppent les jambes dénudées et se portent parfois superposés l'un sur l'autre. En laine beige, en lamé or, en cuir vieilli simili sky.Les motif

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