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Fashion Week: Tory Burch inspirée par le cinéma français

Sa collection, présentée au David Geffen Hall, le... (PHOTO AFP)

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Sa collection, présentée au David Geffen Hall, le siège de l'orchestre philharmonique au Lincoln Center, se voulait élégante et décontractée, pleine de couleurs et d'optimisme, preppy et sportif chic.

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Agence France-Presse
New York

Tory Burch était d'humeur cavalière mardi à la Fashion Week de New York, où Vera Wang, inspirée de Giacometti et Modigliani, a présenté de longues silhouettes majestueuses pour sa collection automne 2016.

Le défilé de Vera Wang, dans l'ancienne poste James Farley, présentait de longues silhouettes en noir et blanc, des jupes plissées jusqu'au sol, parfois largement fendues sur la cuisse, des sangles de cuir et des plissés vaporeux aux teintes d'automne. Une camisole de tulle était portée sur un demi-tablier de tulle à l'imprimé gris fleuri et maxi robe. Un mini short noir, avec un détail de dentelle brune, accompagnait une petite veste noire en néoprène. Des plastrons aussi, pour distiller la force de la femme Vera Wang.

«Je voulais trouver mes nouvelles proportions, ma nouvelle silhouette. Il fallait qu'elle soit très longue, très fine», a-t-elle expliqué à l'AFP après son défilé, entamé sur du Schubert.

«L'élongation», avec ses vêtements jusqu'au sol, était inspirée des sculptures du Suisse Alberto Giacometti. Les teintes, l'ambiance, par les toiles de l'Italien Amedeo Modigliani.

L'escrime a aussi, dit-elle, «une grande part» dans la collection.

«La précision, l'élégance, le contrôle de l'escrime, et la beauté de l'escrime, la façon dont sont coupés les plastrons», a-t-elle ajouté. «C'est féminin, mais c'est aussi très fort».

Les chaussures sont étonnantes, «chaussures-chaussettes» selon ses termes, à l'énorme semelle compensée, avec un petit talon.

Tory Burch, l'amour l'après-midi

La styliste Tory Burch s'était inspirée du cinéaste français Eric Rohmer et de sa passion d'enfant pour les chevaux dans sa nouvelle collection.

Alors que la pluie noyait la skyline de New York, la styliste américaine, récemment fiancée au PDG du groupe de luxe LVMH, le Français Pierre-Yves Roussel, a expliqué à l'AFP qu'elle avait été inspirée par le film L'amour l'après-midi d'Eric Rohmer, et plus précisément par la scène du café, dans ce film de 1972 sur le désir et la fidélité.

Sa collection, présentée au David Geffen Hall, le siège de l'orchestre philharmonique au Lincoln Center, se voulait élégante et décontractée, pleine de couleurs et d'optimisme, preppy et sportif chic.

Enfant, Tory Burch aimait monter à cheval, et sa collection était une réinterprétation de cette passion, avec un jodhpur blanc porté sur un bomber de satin aux motifs équestres, un grand manteau de laine au patchwork multicolore, une robe de soie reprenant le même motif équestre marine et blanc, joliment sanglée de cuir à la taille.

À 49 ans, la styliste à la voix douce, à la tête d'un empire d'1 milliard de dollars selon Forbes, a récemment lancé une ligne sport, et sa collection mardi en reprenait certains influences.

«J'aime cette combinaison. Le garçon manqué en moi adore ça. Je pense que c'est comme ça que je veux m'habiller», a-t-elle ajouté.

Elle espère que ses fiançailles avec Pierre-Yves Roussel lui permettront de passer plus de temps en France, elle qui la saison dernière confiait à l'AFP que les femmes françaises étaient «les plus chics» au monde.

«J'espère qu'ils me prendront», dit-elle en riant. «Mon français, j'espère, s'améliore un peu, mais ce n'est pas encore ça».

Comme d'autres créateurs, elle proposait quelques pièces immédiatement à la vente, un «test» pour une tendance qui s'impose cette saison à New York.

Nouvelle élégance pour Zac Posen

Lundi soir, Zac Posen avait surpris avec une nouvelle élégance à l'ambiance africaine. La plupart de ses modèles étaient noires, la collection, inspirée, a-t-il expliqué en coulisses à l'AFP, par la «princesse» Elizabeth Rukidi Nyabongo, première femme ministre de l'histoire de l'Ouganda, diplomate formée à Cambridge mais aussi mannequin et actrice.

«L'élégance c'est le mouvement, la sophistication, la fluidité, et c'est souligné par la façon dont nous avons construit la collection. C'est encore féminin, mais ce n'est pas une sexualité déclarée. Je ne suis pas intéressée par le look de pin-up», a ajouté le créateur, dont la collection était faite de longues robes noires construites en panneaux asymétriques, de longues robes de coton fleuri, ou encore de manteaux redingote à gros boutons.

La «fast Fashion» n'est pas pour lui: «Elle va détruire le monde, polluer les océans», dit-il en soulignant que le nombre de vêtements jetés ces dernières années a été multiplié par trois ou quatre. «Prenez soin de l'avenir», lance-t-il.




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