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Gaultier célèbre les années Palace dans sa nouvelle collection

La collection printemps-été 2016 de Jean Paul Gaultier est... (PHOTO MIGUEL MEDINA, AFP)

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La collection printemps-été 2016 de Jean Paul Gaultier est plus particulièrement un hommage à Edwige Belmore, «reine des punks» et ancienne physionomiste du Palace, mythique club parisien des années 80.

PHOTO MIGUEL MEDINA, AFP

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Anne-Laure MONDESERT
Agence France-Presse
PARIS

Dans un spectacle extravagant et joyeux dont il est coutumier, Jean Paul Gaultier a célébré mercredi les oiseaux de nuit du Palace, mythique club parisien des années 80, et invité à la fête, au dernier jour des défilés de haute couture parisiens.

Cette collection printemps-été 2016 est plus particulièrement un hommage à Edwige Belmore, «reine des punks» et ancienne physionomiste de cette boîte de nuit, décédée en 2015.

Avec ses cheveux courts blond platine et son côté androgyne, elle était une muse de Gaultier, qui a aussi été inspiré par la «bande de filles» qui l'entourait, parmi lesquelles l'ancien mannequin Farida Khelfa et sa soeur Djemila.

Les portes de la boîte de nuit s'ouvrent et se referment au gré des passages de filles libres et exubérantes, sûres d'elles et expressives. Elles portent de luxueux pyjamas noués à la taille par des ceintures en passementerie. Ils sont noirs, rouges, scintillants, à rayures. Elles ont des crinières de lionne, ou des coiffures à nuque longue, portent parfois une sorte de chapeau de groom.

Sous les yeux des chanteuses Beth Ditto, Fergie des Black Eyed Peas et  d'Amanda Lear, les mannequins sourient, fument des cigarettes, prennent des poses, s'embrassent.

«J'ai toujours été influencé par les filles qui avaient du caractère», a expliqué Jean Paul Gaultier après le spectacle. «J'ai voulu que les filles ne marchent surtout pas comme les mannequins robotisés que l'on voit un peu partout».

«Certaines sont plus androgynes que d'autres, certaines plus ambiguës, certaines au contraire avec une espèce de féminité extravertie», a souligné le couturier, dont les défilés sont toujours des spectacles festifs.

«Paris est toujours une fête! Il faut s'amuser et toujours prendre du bon temps, et ne pas s'arrêter de vivre, bien au contraire!», a-t-il lancé, plus de deux mois après les attentats jihadistes du 13 novembre, qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés dans la capitale. «Malgré les moments très douloureux, il peut y avoir aussi ces moments de fête!», a-t-il dit.

Il faut «sortir ses amis, aller au spectacle, au cinéma, sortir dans les cafés, dans les clubs aussi pour écouter de la musique et danser. Il faut bouger, il ne faut pas rester enfermé, c'est la pire des choses, ça ankylose!»

Margiela: collages exquis

Pour la collection «artisanale» de Margiela, le Britannique John Galliano a joué les collages et les volumes, avec la touche théâtrale et poétique qui le caractérise.

Sur une robe saharienne blanche, un pan de papier coréen s'ouvre sur la poitrine, comme une déchirure, pour dévoiler en-dessous un tissu jacquard. Un tissu en lamé argenté s'accroche à une robe blanche comme une zébrure.

Un trench immaculé se gonfle de plissés devant et derrière pour une allure majestueuse tandis qu'une chemise de banquier, à rayures, est déstructurée et ornée de fronces pour de nouveaux volumes.

Plusieurs silhouettes semblent être un clin d'oeil à David Bowie, avec des coiffures hirsutes comme celle de l'époque Ziggy Stardust accompagnées d'un maquillage étoilé ou argenté.

L'aventurière d'Elie Saab

Elie Saab a cette fois transporté sa collection en Inde, avec des pantalons soyeux, des boléros et des tuniques richement brodés, mais aussi des bottes plates et montantes à lacets. De petites pochettes accrochées à la ceinture complètent la silhouette d'une aventurière dans la jungle, de même que des casquettes.

Plus classiques dans l'univers du couturier libanais, des robes longues et scintillantes s'accompagnent de diadèmes.

Pour cette collection, dans une palette de rose, mauve et gris argent, Elie Saab s'est inspiré du journal d'une jeune Anglaise, Lilah Wingfield, qui s'était rendue à Delhi en 1911 pour assister au rassemblement marquant le sacre de George V en tant que roi-empereur de l'empire britannique.

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