Vague indigo

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Stella McCartney, la pro des basiques de luxe, a opté pour des looks denim de la tête aux pieds d'où émanent le confort et la simplicité.

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Joëlle Paquette

Collaboration spéciale

La Presse

Même si le denim est devenu un essentiel dans toute garde-robe, il agit souvent comme toile de fond au sein des collections. Mais pas ce printemps. L'étoffe revient à l'avant-scène alors que les créateurs lui insufflent un vent de fraîcheur.

Le parcours du denim est pour le moins fascinant. Toile emblématique de l'Amérique - rappelez-vous la pochette Born in the U.S.A. de Bruce Springsteen -, son ascension vers les hautes sphères de la mode est drôlement semblable au fameux rêve américain.

Bon à savoir: le terme «denim» provient de la contraction de son lieu d'origine, la ville de Nîmes. C'est avec cette serge, en 1873, que l'allemand Levi Strauss, immigré en Californie, inaugure le premier jean à rivets pour une clientèle bien particulière: les ouvriers mineurs. Un vêtement pour une «job de bras» à mille lieues du blue-jean brodé qu'on retrouve chez Christopher Kane cette saison se détaillant à la vertigineuse somme de 1745$.

Né d'un environnement aussi peu glam, comment ce vêtement a-t-il pu devenir cet objet prisé de tous? La réponse est dans le 7e art. À partir de 1940, les vedettes du cinéma portent fièrement leur jean - Levi's, Lee ou Wrangler - dans des rôles de voyous. De John Wayne à James Dean, la toile indigo devient rapidement un signe de protestation pour les jeunes qui se rebellent contre l'establishment. Tant bien que mal, le jean finit tout de même par se frayer un chemin dans le placard des plus conformistes, sans laisser pour compte les adeptes du luxe.

En 1988, Anna Wintour signe sa première page couverture pour le magazine Vogue. Une mannequin à l'air jovial porte un chandail Christian Lacroix orné de pierres précieuses et... un jean Guess! L'opulence et l'accessible s'entrechoquent. À ce moment, le denim se transforme en terrain de jeu pour les plus grands couturiers, et ce, encore aujourd'hui.

Du boyfriend aux inspirations japonisantes

Ce printemps, la courtepointe au large spectre de coloris, de l'indigo délavé au bleu marin profond, était la source d'inspiration d'une multitude de créateurs. La maison italienne Bottega Veneta a usé de son savoir-faire irréprochable pour couper des robes sur le biais agrémentées de fleurs en paillettes ébène. À l'opposé, une vision décontractée, évoquant l'esthétisme japonais, a été le modus operandi de la marque MM6 Maison Margiela. Veste surdimensionnée ou pantalon boyfriend, l'offre était agrémentée de retailles de denim et de coton Paisley.

D'autres ont plutôt misé sur la sobriété, en se concentrant sur une déclinaison unie et foncée.

Stella McCartney, la pro des basiques de luxe, a opté pour des looks denim de la tête aux pieds d'où émanent le confort et la simplicité.

Chez Valentino, la signature romantique de la marque a été transposée dans un jean pattes éléphant qui fendait l'air grâce à ses délicates insertions de dentelle ajourée.

Heureusement pour le portefeuille, un lot de marques plus accessibles ont emboîté le pas aux designers de grand renom. Une combi-pantalon très droite agencée à une paire de sneakers blancs sera à fond dans la tendance minimaliste, alors qu'une jupe boutonnée à l'avant portée avec une blouse paysanne sera une ode au retour fulgurant des années 70.

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