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La mannequin Chantelle Winnie se veut «porte-parole du bonheur»

Chantelle Winnie, 20 ans, a enduré moqueries et... (Photo Daniel Ochoa de Olza, AP)

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Chantelle Winnie, 20 ans, a enduré moqueries et rejet pendant des années, avant d'atteindre son rêve de devenir un mannequin international.

Photo Daniel Ochoa de Olza, AP

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Jennie MATTHEW
Agence France-Presse
NEW YORK

Chantelle Winnie a réalisé son rêve: atteinte de vitiligo, une dépigmentation de la peau, le jeune mannequin canadien a réussi à s'imposer dans un univers souvent décrié pour son uniformité.

«Je pourrais m'appeler la porte-parole du bonheur», confie à l'AFP celle qui est devenue l'égérie de la marque barcelonaise Desigual, pour laquelle elle défilait jeudi, au premier jour de la Fashion Week à New York.

Elle souffre de vitiligo depuis qu'elle a 4 ans, à savoir des taches blanches qui apparaissent et s'étendent sur la peau. Michael Jackson en était aussi atteint.

Chantelle Winnie, 20 ans, a enduré moqueries et rejet pendant des années, avant d'atteindre son rêve de devenir un mannequin international.

Elle était sortie de l'anonymat en participant à l'émission «America's Next Top Model». L'an dernier, elle devenait le visage de Desigual. Elle dit aimer chaque seconde du tourbillon qu'est devenue sa vie, soutenue par les solides petits-déjeuners de sa mère à Toronto.

Si elle dit avoir réalisé la plupart de ses rêves, l'un d'eux demeure: faire la couverture de Vogue USA, la bible de la mode gérée d'une main de fer par la célèbre Anna Wintour.

Son rire est généreux, sa vitalité contagieuse, sa volonté de fer. Elle a appris à être fière d'elle et est devenue la porte-parole des personnes atteintes du vitiligo, une maladie qui affecte jusqu'à deux millions d'Américains.

Moqueries

Mais le chemin n'a pas toujours été facile, reconnaît-elle, installée dans un hôtel avec vue sur la skyline de Manhattan.

Élevée par une mère célibataire, coiffeuse, elle prenait régulièrement l'avion pour voir son père d'origine jamaïcaine, qui a une maison à Atlanta.

«Nous avons vécu longtemps seules toutes les deux et c'étaient mes années les plus heureuses», dit-elle.

À l'école, elle faisait l'objet de moqueries et une fois adolescente, a été vu les portes des agences de mannequinat de Toronto se fermer.

Elle s'est donc créé un profil sur les réseaux sociaux, où elle a été découverte par l'ancien mannequin Tyra Banks, présentatrice d'«America's Next Top Model».

Elle est éliminée de l'émission en 2014, mais Tyra Banks est devenue une amie.

Elle lit fièrement un de ses SMS: «Tu étais déjà une star. Je t'ai juste donné une tribune pour être sûre que les gens le voient. Continue à me rendre fière».

«Cela m'a vraiment touché», avoue la jeune Canadienne, aussi connue sous le nom de Winnie Harlow.

Le monde de la mode a longtemps été blâmé pour une multitude de travers: troubles alimentaires, culte de la minceur, ou encore manque de diversité.

Hormis sa pigmentation, Winnie a le profil classique du mannequin, 1m78, la taille fine, les membres longs, et des pommettes ciselées.

«Même les top models maintenant ont beaucoup de personnalité, et j'ai l'impression que c'est ce que veulent les gens, quelqu'un auquel ils puissent s'identifier, une vraie personne», explique Chantelle Winnie.

Cette semaine, une mannequin trisomique doit aussi défiler à New York. Les mannequins un peu rondes deviennent plus communes dans les magazines.

«J'ai l'impression que le secteur (de la mode) est vraiment en train de s'ouvrir, d'élargir sa vision.»

Pour les jeunes filles qui doutent parfois d'elles-mêmes, elle a un message: «Concentrez-vous sur l'opinion que vous avez de vous même et non sur l'opinion qu'ont les autres».

Dès qu'elle le peut, elle retourne chez sa mère à Toronto pour un petit-déjeuner fait de thé, haricots blancs, saucisse ou bacon, oeufs et toast.

«Et le reste de la journée, je mange des tonnes d'épinards», dit-elle en riant.

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