• Accueil > 
  • Vivre > 
  • Mode 
  • > Chez Chanel, la haute couture toujours plus jeune 

Chez Chanel, la haute couture toujours plus jeune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Caroline TAIX
Agence France-Presse
PARIS

L'épure et le baroque, deux styles opposés? Karl Lagerfeld les unit dans sa collection Chanel haute couture présentée mardi à Paris, avec dentelle, plumes et broderies, mais moderne au point d'être facile à porter.

Les invités, habitués aux décors extravagants des défilés Chanel, s'installent cette fois dans un lieu sobre. Pas de théâtre ravagé par un bombardement, pas de rayons de supermarchés, comme sur les précédents défilés, mais un appartement clair. C'est un hommage à Le Corbusier, explique Karl Lagerfeld.

L'architecte «a fait au début des années 30 un appartement sur les Champs Élysée qui était entièrement bétonné avec des éléments baroques, dont une cheminée et un miroir sur la terrasse», raconte le couturier.

«Le Corbusier va à Versailles», voilà le thème de la collection. Le château du Roi soleil inspire décidément les couturiers cette saison: chez Dior, dont la collection a été présentée lundi, Raf Simons a imaginé une nouvelle Marie-Antoinette et a modernisé les robes de cour.

Celles de Chanel (et même la robe de mariée) sont en néoprène, cette matière qui était utilisée pour les combinaisons de plongée et qui a envahi la mode. Pas de panier pour obtenir le volume sur la jupe, mais des moules: «On fait une forme, c'est moulé là-dessus et on enlève la forme», explique Karl Lagerfeld. «Mais ça, c'est vraiment de la haute couture, robe par robe, ça ne peut pas se faire en prêt-à-porter», poursuit-il.

«J'aimerais acheter deux robes»

Les broderies, dont certaines en ciment, sont omniprésentes. Les ateliers ont dû y consacrer des dizaines ou des centaines d'heures. Ce qui n'empêche pas les mannequins de marcher tongs au pied, casquette à l'envers sur la tête pour cette collection automne-hiver. Brodées, certes, mais tongs et casquette quand même. Déjà en janvier, pour sa précédente collection couture, le couturier avait chaussé ses mannequins de tennis. Pas de doute sur le message: Karl Lagerfeld rajeunit la haute couture.

Pour le jour, les clientes pourront revêtir un tailleur épuré. Les jupes amples se portent sur un bermuda. Pour le soir, elles auront l'embarras du choix: Karl Lagerfeld propose de nombreuses robes longues. Robe bustier rouge, robe épurée blanche avec des broderies baroques argentées ou dorées, grande jupe grise avec top luxueux.

La collection semble avoir emballé les clientes asiatiques de Chanel, venues en nombre. Ces vêtements «iront très bien aux Asiatiques», souligne la Taïwanaise Wen Hsin Tsai Hong. «J'ai beaucoup aimé le côté jeune de la collection et j'aimerais acheter deux robes», confie à l'AFP Yi Mig Shi, jeune femme âgée de 32 ans venue de Shanghai.

«Chaque saison, il y a de nouvelles clientes» pour la haute couture, explique à l'AFP, après le défilé, Bruno Pavlovsky, président des activités mode de Chanel. Ce sont des femmes en quête d'exclusivité. «Il y a de plus en plus de clientes jeunes, âgées de 20 ou 30 ans».

«Elles ne s'habillent pas au quotidien en haute couture», mais elles achètent ces vêtements «pour des événements importants ou pour se faire un cadeau». La collection de janvier, marquée par «une certaine modernité a très bien marché. C'est l'une des plus belles pour nous».

La collection automne-hiver dont le défilé s'est déroulé mardi devrait également être un succès. «Elle est simple, mais c'est une simplicité qui a nécessité énormément de travail», souligne M. Pavlovsky.

Les prix des robes haute couture, qui ne sont jamais annoncés par les créateurs, sont rarement inférieurs à des dizaines de milliers d'euros.




À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Vivre

Tous les plus populaires de la section Vivre
sur Lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer