Nicolas Ghesquière chez Vuitton

  •  (Photo Jacques Brinon, AFP)

    Plein écran

    Photo Jacques Brinon, AFP

  • 1 / 5
  •  (Photo Jacques Brinon, AFP)

    Plein écran

    Photo Jacques Brinon, AFP

  • 2 / 5
  •  (Photo Jacques Brinon, AFP)

    Plein écran

    Photo Jacques Brinon, AFP

  • 3 / 5
  •  (Photo Jacques Brinon, AFP)

    Plein écran

    Photo Jacques Brinon, AFP

  • 4 / 5
  • Le designer français Nicolas Ghesquière, adulé des fashionistas, a présenté mercredi à Paris sa première collection Vuitton. (Photo Stephanie Mahe, Reuters)

    Plein écran

    Le designer français Nicolas Ghesquière, adulé des fashionistas, a présenté mercredi à Paris sa première collection Vuitton.

    Photo Stephanie Mahe, Reuters

  • 5 / 5
Caroline TAIX
Agence France-Presse
PARIS

C'était le rendez-vous que toute la mode attendait: le créateur français Nicolas Ghesquière, adulé des fashionistas, a présenté mercredi à Paris sa première collection Vuitton dans un décor épuré, loin des fastes et extravagances de son prédécesseur, Marc Jacobs.

La nouvelle femme Vuitton, imaginée par Ghesquière, est féminine, moderne et s'habille près du corps, dans des vêtements très structurés, le plus souvent ceinturés, marqués à la taille.

Le designer a fait un important travail sur les matières, à commencer par le cuir, souvent en association avec d'autres textures, comme ce débardeur en cuir avec minijupe.

Les tons sont hivernaux, souvent noirs, beiges, marron. Robes et jupes sont pour la plupart au-dessus du genou.

Le designer avait laissé sur chaque siège un petit mot à l'intention des privilégiés invités à assister à ce grand moment de la mode: «Aujourd'hui est un nouveau jour, un grand jour. Vous allez voir mon premier défilé de mode pour Louis Vuitton», écrit le designer en anglais, évoquant son «immense joie d'être là».

Parmi les invités à cette première: Charlène de Monaco, Jean-Paul Gaultier, un peu le mentor de Nicolas Ghesquière, mais aussi Catherine Deneuve et sa fille Chiara Mastroianni, Isabelle Huppert et l'actrice chinoise Fan Bingbing.

Dans sa note signée d'un simple «Nicolas», tout en «saluant le travail de Marc Jacobs», le designer dit sa volonté de «ne faire qu'un» avec la «philosophie» et le «fier héritage» de cette maison centenaire. «Est-ce que tout designer ne cherche pas finalement à créer quelque chose hors du temps?», écrit-il.

Le défilé a lieu au dernier jour d'un mois de défilés à New York, Londres, Milan et enfin Paris pour l'automne et l'hiver prochains.

Vuitton doit se renouveler

Le carton d'invitation a été glissé dans une pochette noire en cuir «épi», donnant rendez-vous dans la cour carrée du Louvre, où Marc Jacobs présentait déjà ses collections pour Louis Vuitton.

En octobre, le créateur américain avait eu droit à une ovation, pour son dernier défilé après 16 années passées à réinventer avec succès le malletier français pour en faire la marque la plus rentable du luxe.

Nicolas Ghesquière, 43 ans, est depuis novembre le directeur artistique de la ligne féminine de Louis Vuitton, marque connue dans le monde entier pour ses sacs et sa toile aux célèbres initiales LV et qui assure près de la moitié des profits du numéro un mondial du luxe, le groupe LVMH.

Formé chez Jean Paul Gaultier, il passe pour l'un des créateurs les plus talentueux de sa génération. En 1997, à 26 ans, il est devenu l'héritier de l'un des plus grands noms de la mode, l'Espagnol Cristobal Balenciaga. Il a passé 15 ans dans cette illustre maison qu'il a réveillée, et où il s'est taillé une réputation d'enfant prodige, visionnaire, chef de file d'une mode avant-gardiste et élitiste.

Mais on ne l'a plus revu depuis qu'il a quitté Balenciaga, à l'automne 2012. Son retour est d'autant plus attendu.

«Je suis curieux de voir ce qu'il va faire. Nous travaillons sur des esthétiques tellement différentes», a déclaré Marc Jacobs.

La griffe Vuitton, qui fête cette année ses 160 ans, a entamé un repositionnement sur des produits plus haut de gamme et exclusifs. À elle seule, la marque pèse aujourd'hui plus de 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires. La maroquinerie assure environ 80% des ventes totales de Vuitton, selon une note d'analyse de la HSBC. Mais sa croissance a nettement ralenti ces derniers mois.




À découvrir sur LaPresse.ca

Les plus populaires : Vivre

Tous les plus populaires de la section Vivre
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer