Ma semaine en salopette

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La salopette est-elle de retour dans les garde-robes des gens de bon goût? C'est ce que nous avons tous cru lorsque notre journaliste est arrivée au bureau avec une salopette, cet automne. Pour le cahier Chic! elle a accepté de répondre à la question, une bonne fois pour toutes.

Elle a connu son heure de gloire au début des années 90, avec quelques résurgences ici et là. Une jeune et jolie hipster en salopette-short par-ci, une femme enceinte «qui s'en fout» par-là, un Brooklynois en tenue ferroviaire par-ci...

Simples incidents isolés ou retour progressif? Les jurés délibèrent encore. Mais on peut affirmer sans se tromper qu'en 2012, rien ne divise plus un milieu de travail que... le port de la salopette!

La réception qu'elle reçoit dépend beaucoup du «public». Les trentenaires associeront souvent la salopette à leur adolescence, puisqu'elles l'ont presque toutes portée dans les années 90. Celles qui flirtent avec la fin de la quarantaine ou de la cinquantaine l'associent plutôt à leur grossesse. Les souvenirs que les unes et les autres conservent de cette époque définiront forcément leur relation actuelle avec la salopette.

Les hommes sont plutôt favorables au port de la salopette (par le beau sexe), mais «pas sur n'importe qui», précisent-ils souvent. Quant à ceux qui animent des blogues fétichistes de filles en salopettes... Passons.

Même si elle n'était pas particulièrement à la mode et peut-être précisément pour cette raison , j'avais depuis quelques années envie de porter la salopette à nouveau. Mais il aura fallu du temps avant de trouver la bonne. C'est mon homme qui, plutôt porté sur la chose vestimentaire, est tombé sur une jolie RVCA, en magasinant des tuques à la boutique de «skate» Off the Hook.

La première fois que j'ai porté ma nouvelle salopette dans la salle de rédaction de La Presse (le 17 septembre 2012), les réactions ne se sont pas fait attendre. Surprise, inquiétude («Ne me dis pas que la salopette revient?»), incrédulité, incompréhension, admiration, envie, nostalgie, dégoût. La salopette ne laisse personne indifférent.

Afin de mieux répertorier et analyser ces réactions, voire convaincre les sceptiques, le port quotidien de la salopette s'imposait, en variant les «accompagnements».

La salopette pouvait-elle transcender ses origines de vêtement de travail, d'uniforme de farmer, de combinaison de cheminot? Bref, la bonne vieille salopette en jeans pouvait-elle être chic?

Chose certaine, elle est beaucoup moins passe-partout que la petite robe noire que la New-Yorkaise Sheena Matheiken a portée pendant 365 jours, de mai 2009 à mai 2010. On ne l'enfilera pas pour aller travailler dans un bureau d'avocats, par exemple. Mais pour un repas au Dépanneur Le Pick-Up, c'est parfait. Là, même l'HOMME en salopette serait le bienvenu!

Le plus apprécié des sept looks de ma semaine en salopette fut sans contredit celui qu'on a baptisé «la maîtresse d'école». La féminité du chemisier à boucle et des bottillons faisait contraste avec le côté unisexe de la salopette. Vif succès! Dans l'esprit masculin-féminin, l'ensemble t-shirt avec noeud papillon en trompe-l'oeil et souliers de danse Repetto a recueilli des commentaires plutôt élogieux.

Les week-ends étaient passés en baskets (dorés, quand même), avec un simple t-shirt sous les bretelles et une laine bien douillette. Pas le comble du «sexy», diront certains/certaines, mais l'amoureux ne se plaignait pas trop. C'est lui qui l'avait achetée, après tout.

Il arrive néanmoins qu'on ne se sente pas du tout chic en salopette. C'est souvent une question de contexte. Par exemple, on n'aura pas vraiment envie de la porter pour assister au lancement de livre de l'automne ou pour un souper d'anniversaire chez Nora Gray. Croiser l'éditeur du journal dans l'ascenseur le jour où on a décidé de tester un style vraiment décontracté, ce n'est pas non plus du plus grand chic.

Mais le pire faux pas de salopette est accidentel. Personne n'est à l'abri. Ça arrive même dans les meilleures familles. Le pire faux pas, dis-je, se produit lorsqu'on sort des toilettes des femmes... avec deux bretelles mouillées!

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