360 000 chats vagabondent au Québec

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Un sondage de l'Association des médecins vétérinaires du Québec montre que la moitié des chats vagabonds n'ont aucune identification. Ainsi, leur espérance de vie s'en trouve réduite.

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Depuis maintenant trois ans, le 26 février est désormais la Journée nationale de la stérilisation animale au Québec. C'est également l'occasion pour l'Association des médecins vétérinaires du Québec (AMVQ) de dévoiler les résultats d'un nouveau sondage. Cette année, c'est le vagabondage félin et l'identification des chats qui ont été scrutés à la loupe.

«On entend souvent qu'il y a 500 000 chats dans les rues de Montréal. Mais on n'a jamais pu avoir des chiffres fiables en la matière. On a donc voulu évaluer combien de chats sont laissés en liberté à Montréal par le maître. Il faut en effet faire la différence entre un chat errant et un chat qui vagabonde», explique le Dr Michel Pépin.

Les résultats obtenus ont permis de découvrir que près de 4 ménages sur 10, soit 39%, laissent sortir leurs chats à l'extérieur (dont 7% sont attachés et 8%, selon leur propriétaire, ne circuleraient que sur la propriété). Les 24% restants obtiennent ainsi la permission de vagabonder dans le voisinage en fonction de la journée ou de la saison. En tenant compte que les foyers québécois possèdent approximativement 1,5 million de chats, cela signifie qu'environ 360 000 d'entre eux ont le loisir de vagabonder dans le voisinage.

Des problèmes d'identification

Si vous permettez à votre chat de sortir en liberté, sachez d'abord que tous ses vaccins doivent être à jour, mais surtout, assurez-vous qu'il soit bien identifié.

Le sondage de l'AMVQ montre en effet que la moitié des minous vagabonds (soit 51%) n'ont aucune identification!

«Si la moitié des chats qui vont dehors ne sont pas identifiés, c'est un problème. Ils peuvent se perdre, se retrouver dans une fourrière, ne jamais être identifiés et être euthanasiés. Si vous laissez votre chat aller dehors, identifiez-le!», lance le Dr Pépin.

Les propriétaires qui font sciemment ce choix doivent savoir que cela réduit l'espérance de vie de leur compagnon et accroît ses risques de contracter des maladies ou de subir des accidents. De plus, si leur animal n'est pas stérilisé, ces escapades peuvent participer à la surpopulation de chats non désirés qui finissent leur vie dans les refuges ou pire, dans la rue.

Lors d'un précédent sondage Léger Marketing mené en 2012, les résultats ont montré que 95% des chats adultes ayant un propriétaire étaient stérilisés. Malgré tout, les chats représentent environ 70% des animaux reçus par les SPA et SPCA. «Les 6 à 10% de chats non stérilisés vivant dans la rue viennent engorger les refuges. Il y a certainement une strate de la population moins aisée qu'on n'arrive pas à rejoindre», précise le Dr Pépin.

Fort heureusement, la seconde portion des foyers ayant des chats qui sortent de la maison (47%) leur installent un collier ou leur font implanter une micropuce les identifiant ou, du moins, indiquant qu'ils ont une demeure. Selon l'étude, les chats identifiés ont, en moyenne, 1,2 marque d'identification. Les plus populaires demeurent les colliers avec identification écrite, chez 20% des chats. Par la suite, il y a ceux portant une médaille (licence) de la municipalité (15%), puis les colliers sans identification (13%). Seulement 5% ont une micropuce d'identification et 4%, un collier avec une médaille de rage.

En 2011, une étude menée dans la région urbaine de Champaign, dans l'Illinois aux États-Unis, avait observé les déplacements des chats domestiques lors de leurs sorties en équipant des félins de colliers avec des émetteurs radio. Après avoir suivi les chats pendant 16 mois, les chercheurs ont remarqué que les chats de maison se sont promenés sur une zone de deux hectares. Sur une base quotidienne, le sommeil ou le fait de s'asseoir calmement représentait 80% de leur temps. Dans un plus petit échantillon de 39 chats, les chercheurs ont précisé que 1 seul chat parmi les 12 ayant un foyer est mort pendant la période d'étude, après avoir été frappé par une voiture.

Laisser son chat sortir ou non?

On entre ici au coeur de tout un débat. Une chose est certaine: la surpopulation présente en ville pourrait causer de graves problèmes de santé et de comportement chez votre chat.

«Il se retrouve en conflit à chaque sortie avec les autres chats. Mais le choix revient bien sûr à chaque propriétaire. Il est important, dans tous les cas, de compenser tout manque d'activité: le chat doit jouer trois fois par jour à raison de cinq à dix minutes. En campagne, pas de problème à le laisser aller dehors, mais jamais avant 6 ou 7 mois», précise le comportementaliste félin Daniel Filion.

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