Le troisième âge chez pitou et minou

La maturité du chien intervient vers 5 ans... (Photo Reuters)

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La maturité du chien intervient vers 5 ans pour les grandes races et 8 ans pour les petites races alors que celle du chat se situe vers 10 ans. À partir de ce moment, tout comme chez l'homme, le vieillissement se fait de manière graduelle.

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Au cours des 10 dernières années, l'espérance de vie chez le chien et le chat a augmenté d'au moins 20%. Ainsi, elle est aujourd'hui en moyenne de 11 ans pour un chien et de 15 à 20 ans pour un chat, selon une étude menée par le groupe agroalimentaire Royal Canin. Mais quand pitou et minou basculent-ils vraiment vers l'âge d'or?

Plus le chien est petit, plus longue est son espérance de vie. Un chien de moins de 10 kg peut ainsi espérer vivre jusqu'à 12 ans, un chien moyen (de 10 à 25 kg) jusqu'à 10 ans et un grand chien (de 25 à 45 kg) seulement jusqu'à 8 ans.

La maturité du chien intervient donc vers 5 ans pour les grandes races et 8 ans pour les petites races alors que celle du chat se situe vers 10 ans. À partir de ce moment, tout comme chez l'homme, le vieillissement se fait de manière graduelle. Votre animal commence progressivement à grisonner, son ouïe, sa vue et son odorat peuvent se détériorer et son énergie peut baisser.

Premiers signes

«Ils sont généralement liés à des douleurs articulaires: le chien tire sur sa laisse pour retourner à la maison, a de la difficulté à monter l'escalier, reste couché plus longtemps et a une certaine raideur dans sa démarche. Les douleurs buccales feront aussi qu'il va garder souvent la tête basse. Il s'agit surtout de signes de douleur plus que de vieillesse, et ils se traitent très facilement!», explique le docteur Sébastien Kfoury de l'Hôpital vétérinaire Rive-Sud.

«On observe aussi un blanchiment des pupilles. Il ne s'agit pas de cataracte, mais d'un vieillissement de l'enveloppe autour du cristallin. Votre animal commencera à hésiter à monter les escaliers ou sur le lit dans l'obscurité», ajoute le vétérinaire.

Avec le temps, les chats sont très souvent sujets à des cancers, mais qui sont moins virulents que chez les chiens. Il est important de surveiller les éventuelles masses sous la peau en brossant avec attention votre animal de compagnie. Chez les chiens de petites races, les maladies cardiaques sont très fréquentes avec l'âge.

«Quelque 90% des cavaliers king-charles en sont atteints à partir de l'âge de 10 ans», précise le Dr Kfoury.

«Chez les grandes races, c'est l'arthrose qui est une des grandes causes d'euthanasie», ajoute-t-il.

Les chats sont quant à eux surtout sujets à l'hypertension et à l'hyperthyroïdie «Plus de 25% des chats de 10 ans et plus souffrent d'insuffisance rénale», explique le Dr Kfoury.

Grossir fait vieillir!

Il est chaudement recommandé de surveiller le poids de votre animal de compagnie tout au long de sa vie et de lui faire faire de l'exercice sur une base régulière (même en cas d'arthrose) pour garantir une bonne base musculaire.

«Chaque livre de trop est très néfaste pour l'espérance de vie», précise Sébastien Kfoury.

Sauf en cas de maladie rénale ou de problèmes intestinaux, vous ne devriez pas avoir à changer la diète de votre animal si elle est de haute qualité.

«Concernant les suppléments alimentaires, seuls la glucosamine et le sulfate de chondroïtine ont un impact positif sur les articulations», précise le vétérinaire.

Le vieillissement du cerveau peut aussi provoquer un dysfonctionnement cognitif entraînant de l'anxiété ou de l'oubli chez votre compagnon, comme l'endroit où faire ses besoins.

Plus votre animal va s'approcher du troisième âge, plus il sera important de consulter votre vétérinaire régulièrement, idéalement, tous les six mois après l'âge de 10 ans. Examens, radiographies et analyses vous permettront en effet de prévenir de nombreuses maladies et d'améliorer sa qualité de vie.

Quand le laisser partir?

«Ce n'est vraiment pas une question simple. C'est un geste qui n'est pas naturel pour personne. Il est primordial de s'interroger sur la qualité de vie de son animal: la douleur est-elle constante? Est-il encore capable de subvenir à ses besoins de base? Existe-t-il un support médical possible?», énumère Suzie Lemay, clinicienne généraliste à l'Hôpital vétérinaire de Saint-Hyacinthe. Mais quand vient le temps, il est inutile de laisser souffrir l'animal. L'euthanasie est une décision pénible, mais inévitable.

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