Cinq questions à propos du lancement de la Nintendo Switch

Pierre-Paul Trépanier, directeur général de Nintendo au Canada... (PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE)

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Pierre-Paul Trépanier, directeur général de Nintendo au Canada

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Ce sera une journée importante pour Nintendo, demain, et elle s'annonce prometteuse. L'entreprise japonaise lancera sa nouvelle console Switch et les premières critiques sont encourageantes, surtout après l'échec relatif de la Wii U qu'elle remplace. La Presse a rencontré Pierre-Paul Trépanier, directeur général de Nintendo au Canada.

Quelles erreurs commises avec la Wii U tenterez-vous d'éviter avec la Switch ?

Tous les lancements sont différents et on a appris de celui de chacune de nos consoles qu'il y a quelques ingrédients nécessaires. Le premier est la disponibilité de bons jeux au lancement et dans les mois qui suivent. Je pense qu'on est bien partis. L'autre est d'avoir un concept que l'on peut communiquer facilement. Surtout en cette ère numérique où l'on peut peser sur un bouton pour passer à autre chose après trois ou quatre secondes. Avec la Switch, c'est facile d'expliquer que nous avons une console de salon que l'on peut aussi emmener avec soi. On arrive rapidement à communiquer le bénéfice du produit.

Sauf erreur, on n'a jamais vu une console de salon lancée à ce temps-ci de l'année, plutôt qu'aux Fêtes. Pourquoi avoir choisi cette date ?

Ç'a fait l'objet de grandes discussions à l'interne. Un des avantages, c'est l'approvisionnement. Ce sera plus facile de répondre à la demande des gens qui vont faire la file pour obtenir les premiers exemplaires et ça nous donne quelques mois pour nous préparer pour la période des Fêtes. On réalise généralement de 50 à 55 % de nos revenus entre la mi-novembre et la fin de l'année.

Il y a aussi le fait qu'on lance le produit quand on est prêts. Nous voulions attendre d'être en mesure d'offrir une bonne sélection de jeux.

Vous avez fait allusion à l'importance des jeux, êtes-vous sûrs que la sélection sera meilleure que sur la Wii U ?

Absolument. L'une des raisons est que Nintendo a choisi d'investir davantage pour aider des développeurs tiers à créer des jeux pour la plateforme. Il y en a actuellement plus de 100 en développement. À l'interne, tous nos studios sont mis à contribution. Nous avons déjà annoncé qu'il y aura un nouveau titre de la franchise Mario pour les Fêtes, et il y aura aussi Mario Kart, Splatoons et Arms, entre autres.

Comme la Switch peut aussi servir de console portable, n'avez-vous pas peur qu'elle cannibalise la Nintendo 3DS, qui a été une vache à lait depuis quelques années ?

Notre but est d'avoir deux piliers. Nous voyons la Switch comme une console de salon à laquelle on peut jouer partout. Le prix est différent, les jeux aussi. La 3DS fonctionne encore très bien. En fait, les jeux Pokemon Sun et Pokemon Moon sur 3DS ont été les meilleurs vendeurs au Canada pour le temps des Fêtes, selon NPD. C'est la première fois que cette place n'était pas occupée par une grosse franchise pour consoles de salon comme Call of Duty. Ça a aussi fait vendre beaucoup d'appareils. On pense que c'est un autre marché, avec des joueurs différents, souvent plus jeunes.

Plusieurs observateurs ont été surpris de constater que la toute première vidéo de promotion de la Switch n'incorporait aucun enfant, que de jeunes adultes. Est-ce une volonté de changer l'image de l'entreprise ?

Cette première vidéo était destinée aux grands amateurs de jeux vidéo, ceux qui fréquentent les sites spécialisés. Le week-end dernier, pendant les Oscars, nous avons diffusé une publicité où l'on voyait des gens de tous les âges. Il n'y a pas de stratégie pour s'éloigner de qui nous sommes. Nous sommes fiers de qui nous sommes.




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