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Plus de 1000 journaux américains montent au front contre le fureteur Brave

Le directeur général du nouveau fureteur internet Brave a été mis en garde... (CAPTURE D'ÉCRAN tirée du site web de brave)

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CAPTURE D'ÉCRAN tirée du site web de brave

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Agence France-Presse
NEW YORK

Le directeur général du nouveau fureteur internet Brave a été mis en garde jeudi par les éditeurs des plus grands journaux américains pour le dissuader de remplacer leurs publicités par celles qu'il aura lui-même vendu.

Concrètement, Brave, lancé par l'ancien directeur général de la fondation Mozilla, Brendan Eich, prévoit de proposer aux utilisateurs de son navigateur de bloquer les publicités qui apparaîtraient sur les sites affichés.

Brave les remplacerait alors par les publicités qu'il aurait lui-même négociées avec des annonceurs.

Il prévoit de reverser 55 % des revenus aux éditeurs des sites, sous forme de bitcoins, la monnaie virtuelle dont l'avenir reste encore incertain.

Brave affirme que la logique sous-jacente est d'alléger le contenu des sites en bloquant la publicité et d'améliorer sensiblement la vitesse de navigation.

Ce modèle ne convient pas du tout aux éditeurs de presse américains, qui l'ont fait savoir dans une lettre commune envoyée à Brendan Eich jeudi.

Selon eux, le modèle « viole la loi ». Ils entendent, dès lors, « faire pleinement valoir leurs droits », selon la lettre, signée notamment par les responsables juridiques du New York Times, du Washington Post et du groupe Tribune Publishing (Chicago Tribune et Los Angeles Times notamment).

« Votre plan qui consiste à utiliser nos contenus pour vendre votre publicité revient à voler nos contenus pour les publier sur votre site », affirment les 17 éditeurs, qui représentent plus de 1200 journaux aux États-Unis.

« Il serait illégal pour une société de détourner tout le contenu d'internet pour son propre profit », insistent les auteurs de la lettre.

« Nous refusons expressément de prendre part, de quelque manière que ce soit, au supposé modèle économique de Brave », écrivent les éditeurs.

Présentement, Brave bloque toutes les publicités et ne les remplace pas encore par les siennes, selon un test effectué par l'AFP.

Brave a répondu à cette lettre, indiquant qu'il restait sur sa position, selon le document transmis à l'AFP.

Il a assuré que le partage des revenus qu'il comptait mettre en place était plus favorable aux éditeurs que les 40 % attribués ailleurs, en moyenne, aux éditeurs de site, selon eux.

L'une des originalités de Brave est qu'il prévoit également de reverser environ 15 % de ses recettes publicitaires directement aux internautes qui accepteraient le blocage des publicités des sites, également sous forme de bitcoins.




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