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L'EI cherche des réseaux sociaux non censurables pour sa propagande

L'exécution du journaliste James Foley a été filmée... (IMAGE ARCHIVES REUTERS TV)

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L'exécution du journaliste James Foley a été filmée puis diffusée sur internet par le groupe djihadiste.

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Agence France-Presse
PARIS

Après la suspension de nombre de ses comptes par Twitter, l'État islamique se reporte sur d'autres réseaux pour placer sa propagande jihadiste, dont le réseau décentralisé Diaspora, qui a fait fermer les comptes les plus actifs, a indiqué jeudi ce réseau à l'AFP.

«Nous avons vu de nombreux comptes suspects se créer assez rapidement le 20 août. La liste en compte aujourd'hui 120. La grosse majorité sont déjà supprimés», a indiqué à l'AFP «Flaburgan», porte-parole du réseau.

«Mais les administrateurs ne sont pas obligés de supprimer les comptes signalés. D'abord, le compte peut ne pas être illégal dans le pays où le serveur est situé, ensuite, l'administrateur peut choisir volontairement de laisser le contenu en assumant», a-t-il souligné.

«Nous souhaitons que notre réseau soit un lieu d'échange amical et ne serve pas à l'organisation de meurtres ou à la diffusion de messages de propagande incitant à la haine», a-t-il toutefois fait valoir.

Diaspora, lancé en 2010 par des étudiants américains, est un réseau de «noeuds» qui permet à chacun d'ouvrir un mini-réseau social, sans administrateur central pour le censurer.

Sur son blogue, Diaspora explique que l'État islamique «migre vers des systèmes de logiciel libre» décentralisés de ce type. «Il n'y a pas de serveur central, donc aucun moyen pour l'équipe centrale de retirer des contenus dans un noeud», explique le groupement, contrairement à Twitter ou YouTube.

«Nous ne pouvons empêcher personne d'utiliser Diaspora ni influencer les décisions des administrateurs individuels. C'est peut-être une des raisons qui a attiré l'État islamique sur notre réseau», dit-il.

La presse britannique avait déjà signalé cette semaine que l'État islamique avait utilisé discrètement un service gratuit créé par un étudiant polonais pour y publier de nombreuses images d'exécutions et de propagande.

Twitter a suspendu depuis mardi soir de nombreux comptes de membres de l'État islamique et de ses partisans, qui relayaient les images de la décapitation du journaliste américain James Foley.

Liveleak, autre site qui avait hébergé la vidéo sur James Foley, légèrement abrégée, est revenu sur sa position libertaire pour annoncer qu'il «ne montrera plus d'autres vidéos de décapitations de l'État islamique».

Le site, dont le credo était de montrer la réalité sans censure, indique avoir connu mercredi un pic de trafic d'internautes qui cherchaient la vidéo sur James Foley, enlevé par des hommes armés en novembre 2012 en Syrie.

«Nous avons montré au monde la véritable horreur de cette forme d'exécution plus d'une fois et ne pouvons trouver aucune raison d'en monter davantage». Liveleak regrette cependant que «le monde s'émeuve quand meurt un des «nôtres» mais pas pour des meurtres d'Arabes».




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