En Chine, des robots garent tout seuls les autos

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La société Hikvision teste actuellement son stationnement robotisé à Wuzhen, à 100 km au sud-ouest de Shanghai.

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Matthew Wright
Agence France-Presse

En Chine, des robots orange et plats glissent leurs pales sous des voitures à l'arrêt, puis les emportent vers des places de stationnement. Avantages? Optimiser l'espace et réduire le stress du chauffeur, vantent ses créateurs.

C'est l'une des nombreuses (et coûteuses) solutions mises en oeuvre par des entreprises chinoises pour faire face au vieillissement de la population. Car même dans le pays le plus peuplé du monde, la main-d'oeuvre se raréfie.

La société Hikvision, elle, teste actuellement son stationnement robotisé à Wuzhen, à 100 km au sud-ouest de Shanghai.

«En matière de technologie et de taille, ce secteur en est encore à ses balbutiements», souligne Wu Yonghai, le responsable de la robotique au sein de l'entreprise. «Le but est de trouver une solution au problème de stationnement des voitures.»

La plupart des entreprises du secteur travaillent sur des robots dédiés à l'industrie. Peu encore élaborent des appareils «de services», capables de passer l'aspirateur ou encore d'assister des personnes âgées.

La politique de limitation des naissances, lancée en Chine en 1979, a aujourd'hui comme effet pervers une diminution de la population active. Les robots peuvent, en partie, contribuer à réduire l'impact du phénomène.

Le nombre de Chinois en âge de travailler (de 15 à 59 ans selon la définition officielle) chute de façon continue depuis 2012, selon le gouvernement. Et la dégringolade devrait se poursuivre jusqu'à au moins 2030.

La Chine autorise depuis 2016 tous les couples à avoir deux enfants, mais la pénurie de travailleurs mettra des années à être résolue.

Le pays est déjà le plus grand marché mondial des assistants mécaniques et il va encore grossir, note la Fédération internationale de la Robotique: selon elle, la Chine représentera 40% de l'industrie des robots en 2019.

«Le pays fait face à de nombreux problèmes. L'un d'eux, c'est l'augmentation rapide du coût du travail», estime Wang Hesheng, professeur de robotique à l'Université Jiaotong de Shanghai.

Le géant chinois de l'électroménager Midea a racheté en 2016 le fabricant allemand de machines-outils Kuka. Et avec la demande chinoise en robots qui grandit, le président Xi Jinping a appelé les constructeurs nationaux à prendre une plus grande part dans le marché local, pour l'instant dominé par les fabricants étrangers.

Mais la Chine peuplée de robots n'est pas pour demain: ils devront d'abord surmonter des coûts de développement encore prohibitifs et de (nombreux) défis techniques.




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