Google mise sur la réalité augmentée et l'intelligence artificielle

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Magic Leap indique avoir levé un total de 542 millions de dollars auprès d'un groupe d'investisseurs de Google.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Google poursuit sa diversification avec l'annonce coup sur coup d'un investissement dans une jeune société de réalité augmentée, Magic Leap, et d'un partenariat avec l'université d'Oxford dans la recherche sur l'intelligence artificielle.

Le géant internet a ainsi participé cette semaine à une collecte de fonds de 542 millions de dollars réalisée par Magic Leap, une startup de Floride qui espère grâce à cet argent frais accélérer le développement d'un produit commercialisable.

Magic Leap indique sur son site internet que Google était à la tête du groupe d'investisseurs qui a mis l'argent sur la table. Il comprenait également le fabricant de puces Qualcomm, le groupe de médias Legendary Entertainment (dans lequel vient d'investir le groupe japonais SoftBank) et plusieurs fonds dont KKR et le spécialiste du secteur technologique Andreessen Horowitz ont également participé à la collecte de fonds.

Sundar Pichai, le vice-président de Google chargé notamment du système d'exploitation mobile Android, va en outre rejoindre le conseil d'administration de Magic Leap.

D'après le New York Times, l'injection de capital valorise à quelque 2 milliards de dollars cette startup, qui ne dispose actuellement d'aucun produit commercialisable et ne génère pas le moindre chiffre d'affaires.

Magic Leap dit toutefois vouloir utiliser les fonds «pour accélérer le développement de produits, sortir des kits de développement de logiciels, étendre son écosystème de contenus et commercialiser son propre accessoire portable mobile».

Révolutionner la communication

La réalité augmentée consiste à introduire des images de synthèse dans le champ de vision de l'utilisateur. Sur son site, préfixé «il est temps de ramener la magie dans le monde», Magic Leap montre des images d'un éléphant niché dans la paume d'une main ou une baleine planant au-dessus d'une plage.

Son patron-fondateur, Rony Abovitz, affiche son ambition de «transcender» la perception actuelle de l'informatique mobile et de la réalité virtuelle, afin de «révolutionner la manière dont les gens communiquent, font des achats, apprennent, partagent et jouent».

Un autre grand nom de la high-tech américaine, le réseau social Facebook, a déjà investi dans ce domaine en rachetant cette année pour 2 milliards de dollars le spécialiste de la réalité virtuelle Oculus, qui a conçu un casque utilisable entre autres dans le domaine des jeux vidéo. Le patron de Facebook a affiché l'ambition d'en faire une plateforme de communication plus large, pour assister à des cours virtuels, consulter un médecin à distance ou faire des achats dans un magasin virtuel par exemple.

Google a pour sa part conçu un prototype de lunettes connectées, les Google Glass, mais celles-ci servent surtout jusqu'ici à des tâches inspirées des téléphones intelligents, comme la réception ou l'envoi de message, la prise de photos...

Elles entrent dans le cadre de la diversification du groupe internet au-delà de ses activités traditionnelles de recherche et de publicité en ligne: il a notamment investi dans la robotique ou les drones par exemple.

Google s'était aussi lancé plus tôt cette année dans un autre domaine futuriste, celui de l'intelligence artificielle, en rachetant une startup londonienne spécialisée, DeepMind.

Cette dernière va accélérer ses efforts avec un partenariat annoncé jeudi avec des chercheurs de l'université d'Oxford.

Les modalités financières du partenariat ne sont pas dévoilées, mais le co-fondateur de DeepMind, Demis Hassabis, évoque dans un message sur l'un des blogues officiels du groupe internet «une contribution importante».

La recherche sera axée sur les manières de permettre aux ordinateurs de mieux comprendre ce qu'ils entendent et voient, pour potentiellement faire fonctionner des services comme des assistants virtuels ou des outils de recherche en ligne.




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