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Infonuagique: Montréal devient la septième «région» de Google

Aucun détail n'est encore disponible sur la taille... (photo kim jin-a, archives associated press)

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Aucun détail n'est encore disponible sur la taille des installations que Google implantera à Montréal, que ce soit en termes d'investissements, d'espaces ou d'emplois créés. La date précise de l'ouverture de cette infrastructure n'a pas non plus été dévoilée.

photo kim jin-a, archives associated press

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Google a choisi Montréal pour héberger son nouveau centre de stockage de données, une infrastructure qui permettra aux entreprises et aux utilisateurs de profiter de vitesses sensiblement accrues.

L'annonce en a été faite ce jeudi après-midi à San Francisco. La métropole québécoise, qui hébergeait déjà les activités de sécurité de Chrome et un centre de recherche sur l'apprentissage profond, devient ainsi la septième «région» de la plateforme infonuagique de Google.

«Pour moi, c'est un honneur aux grands talents qu'on retrouve au Québec, on peut en être fier», a déclaré en entrevue à La Presse Marie-Josée Lamothe, directrice générale des stratégies de marque et responsable des activités québécoises de Google.

Aucun détail n'est cependant encore disponible sur la taille des installations que Google implantera à Montréal, que ce soit en termes d'investissements, d'espaces ou d'emplois créés. La date précise de l'ouverture de cette infrastructure n'a pas non plus été dévoilée. 

«Pas tous les jours»

La structure infonuagique de Google est actuellement répartie en six régions, avec trois centres aux Etats-Unis, un en Belgique, au Japon et à Taïwan. Le réseau est en outre réparti en 18 zones et 100 points de présence, une structure décentralisée qui permet à Google d'assurer des vitesses de connexion maximales et une redondance des données.

Annoncer une septième région, «c'est une énorme nouvelle pour Google, on ne fait pas ça tous les jours, dit Mme Lamothe. C'est certain que nos clients canadiens -et leurs propres utilisateurs- vont bénéficier d'une meilleure vitesse et d'une meilleure flexibilité.»

Est-ce que le choix d'ouvrir un centre ici est lié à la préférence qu'ont certaines entreprises d'héberger leurs données à l'intérieur des frontières du Canada? «Il est clair qu'elles vont en bénéficier, et on en est ravis, mais ce n'est pas notre objectif premier, répond la directrice générale. La raison première, c'est vraiment une question de talent : Montréal est un vrai pivot («hub») sur lequel Google mise énormément.»

La spécificité de cette septième «région» montréalaise, celle qui la distingue des autres régions, sera l'apprentissage automatique, précise-t-on chez Google.

La directrice générale rappelle que Montréal est déjà un des trois pôles mondiaux qui assure la sécurité du navigateur de Google, Chrome. En novembre dernier, on a en outre annoncé une subvention de 4,5 millions à la recherche universitaire et la mise sur pied d'une division spécialisée en apprentissage profond. «Cette annonce est dans la continuité de tous les investissements qu'on fait à Montréal, qui nous permet de stimuler le talent qui existe au Québec et dans lequel on croit beaucoup.»




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