Difficile descente d'entraînement pour Erik Guay

Erik Guay... (Photo Associated Press)

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Erik Guay

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Marc Tougas
La Presse Canadienne
Krasnaïa Poliana, Russie

Pendant qu'Erik Guay connaissait une journée décevante avec une 15e place en descente d'entraînement, Marie-Michèle Gagnon a enregistré une 22e place... encourageante.

Ç'a été là le paradoxe de la journée de vendredi au centre alpin Rosa Khutor, alors qu'avaient lieu les deuxièmes descentes d'entraînement de la semaine, tenues à quelques heures de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Sotchi.

Septième la veille, Guay a été plus lent cette fois, alors qu'il s'est retrouvé à 1,75 seconde du skieur le plus rapide de la journée, l'Autrichien Matthias Mayer. Il faut dire toutefois que le skieur de Mont-Tremblant a essayé de nouveaux skis, et l'affaire s'est vite avérée concluante - par la négative.

> Consultez la fiche d'Erik Guay

«Ce sont des skis qui ont été spécialement fabriqués pour des circonstances glacées et bosselées, mais dès le départ, je n'avais pas de bonnes sensations, a décrit Guay. Mais c'est comme ça parfois, c'est pour ça qu'on essaie, c'est pour ça qu'on a des manches d'entraînement.»

Gagnon a quant à elle connu une journée plus positive. Une journée après avoir ralenti par erreur en fin de parcours, croyant à une chute de la skieuse précédente, l'athlète de Lac-Etchemin a réalisé un chrono de 1:44,61, à 1,91 de la Suisse Fabienne Suter. C'était là un écart jugé fort satisfaisant par la spécialiste des épreuves techniques, qui vise de s'imposer dans les courses de vitesse.

> Consultez la fiche de Marie-Michèle Gagnon

«C'est vraiment bon pour moi, a souligné Gagnon. Ces dernières années, j'étais toujours à quelque chose comme quatre secondes derrière. Puis, à Altenmarkt cette saison, je me suis retrouvée à 2,7 secondes, ce qui était super bon pour moi. Je commençais donc à devenir plus confiante en descente et là, c'est super d'avoir 1,9 seconde (d'écart). Surtout que j'ai commis des erreurs que je peux facilement corriger.

«J'ai des choses à améliorer, c'est sûr, mais c'est vraiment positif.»

Gagnon prend part aux descentes d'entraînement cette semaine parce qu'elle disputera le super-combiné de lundi. Il s'agira de la première épreuve alpine des JO chez les femmes. La Québécoise disputera trois des quatre autres épreuves féminines, soit le super-G (samedi le 15 février), le slalom géant (mardi le 18) et le slalom (vendredi le 21).

Guay disputera la première de ses deux épreuves des Jeux dimanche, à l'occasion de la descente. Le super-G suivra une semaine plus tard. Il s'est dit confiant de pouvoir retrouver ses repères dès la descente d'entraînement de samedi.

«Je ne suis pas inquiet, je vais embarquer sur mes anciens skis et je suis sûr ça va marcher, que je vais être dans le coup, a-t-il dit. Et comme j'avais bien fait dans la section du bas la veille - j'ai remporté les deux intervalles -, je me suis relevé aujourd'hui pour conserver de l'énergie.»

Le Québécois de 32 ans devra combler l'écart qui le sépare de Mayer, qui a réussi un temps de 2:06,51, vendredi, une journée après avoir réalisé le troisième chrono de la première descente d'entraînement. Le Suisse Carlo Janka a affiché le deuxième temps, à 0,27 seconde, tandis que le Norvégien Aksel Lund Svindal, huitième la veille, a pris le troisième rang, à 0,55 seconde.

Chez les autres Canadiens, Manuel Osborne-Paradis (20e), Benjamin Thomsen (36e) et Jan Hudec (38e) se sont retrouvés à plus de deux secondes du meneur pour une deuxième journée d'affilée.

Chez les femmes, Suter a été la plus rapide en vertu d'un temps de 1:42,70, soit 0,11 seconde devant Tina Weirather, du Liechtenstein, et 0,23 seconde devant l'Autrichienne Anna Fenninger. Cette dernière a réussi le meilleur temps de la première séance, trois rangs devant Weirather.

La Canadienne Larisa Yurkiw n'a pas complété le parcours, ayant raté une porte en tentant de retrouver son équilibre après avoir frôlé la neige de la hanche dans un virage. Elle avait la cheville endolorie à son arrivée en bas de piste, mais on considère qu'il ne s'agit de rien de grave.




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