Le beau défi marketing de l'Impact

Le président de l'Impact, Joey Saputo, a déclaré... (Photo Ivanoh Demers, La Presse)

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Le président de l'Impact, Joey Saputo, a déclaré la semaine dernière que le club allait définir clairement les valeurs de l'organisation.

Photo Ivanoh Demers, La Presse

Patrick Leduc

collaboration spéciale

La Presse

On dira ce qu'on voudra, même si c'est la MLS, bâtir une équipe gagnante, ça ne se fait pas du jour au lendemain ou sans quelques chamboulements importants. Or, encore faut-il savoir ce que l'on souhaite voir sur le terrain!

À cet effet, ce n'est pas sans un certain sens de l'à-propos que le président Joey Saputo a déclaré la semaine dernière que le club allait définir clairement les valeurs de l'organisation, et ce, à tous les échelons - y compris sur la pelouse.

On souhaite évidemment que la ligne directrice établie par la maison épouse harmonieusement la philosophie Klopas, et vice-versa. Si seulement elle pouvait aussi mettre un frein à cette fâcheuse tendance à mettre en cause les décisions des arbitres pour expliquer les insuccès du club... N'empêche, en attendant que d'éventuelles séries de victoires magnétisent l'attention du public, poursuivons la réflexion sur d'autres enjeux qui touchent notre club de soccer professionnel.

À part ce désir d'avoir une équipe championne, on peut à coup sûr s'entendre sur une chose: des gens, ça va en prendre au stade Saputo - et des personnes de tous les horizons, me permettrais-je d'ajouter. Les nouveaux vice-présidents embauchés la semaine dernière par l'Impact ont peut-être une préférence quant au profil recherché pour les acheteurs potentiels de billets aux matchs du bleu-blanc-noir, mais il faut éviter de confondre les tribunes du stade avec ce qu'était jadis le Studio 54. Au risque de décevoir les puristes du ballon rond, le club n'a surtout pas besoin d'un portier intimidant devant l'entrée.

À ce sujet, il est indéniable qu'une frange de la communauté footballistique québécoise possède un léger penchant intégriste qu'il faut songer à désamorcer. Par exemple, les critères vestimentaires appliqués lors des examens d'entraîneur de la fédération - pas de chandail de hockey permis! - ont leur raison d'être, mais ils sont sans doute à proscrire lors des matchs de l'Impact! J'exagère, mais le snobisme des amateurs de foot explique en partie pourquoi ce sport - le plus pratiqué - peine toujours à se tailler la place qu'il mérite dans la culture locale.

Les temps changent, mais il m'arrive parfois de regretter l'époque où les partisans étaient contraints de s'asseoir dans le gazon durant les matchs au Centre Claude-Robillard. Le sentiment d'avoir le vent dans les voiles et d'atteindre un degré de saturation avait alors été déterminant pour la construction du stade Saputo.

Au fond, je suis persuadé que ceux qui portent le bleu-blanc-noir dans leur coeur préfèrent voir des gradins pleins, même s'ils doivent être occupés par des gens pressés de rentrer chez eux avant même d'avoir entendu le coup de sifflet final. Y a pas de quoi devenir dingue.

Il s'agit d'un désagrément somme toute assez mineur, car un stade plein a de meilleures chances d'attirer les annonceurs. Et un club aux reins financiers solides est plus susceptible de faire venir un jour une grosse pointure comme Pirlo, Ronaldinho ou n'importe quel autre nom de votre choix capable de générer des clics pour cet article... Apparemment, c'est un bon moyen de faire tourner la roue. Et de créer des attentes pour le remplaçant de Di Vaio.

Cultiver savamment l'engouement

Mais revenons à nos moutons, et je ne parle pas de certains membres de la brigade défensive montréalaise qui se laissent manger la laine sur le dos! Il faisait donc si chaud à Houston? Ce qui semble diviser l'opinion, c'est le genre d'ambiance que l'on souhaite créer durant les matchs.

D'ailleurs, pour donner suite à l'histoire des fumigènes de la semaine dernière - un sujet qui en allume plusieurs! - , sachez qu'après quelques démarches entamées en 2012, les pourparlers entre groupes de partisans et représentants du club sont aujourd'hui au point mort. De part et d'autre, il est temps de mettre de l'eau dans son vin, ne serait-ce que pour reprendre le dialogue. Rappelons-nous: tous pour gagner...

Au demeurant, voilà le défi le plus important sur le plan des ventes et du marketing: savoir cultiver l'engouement pour l'Impact et la Ligue majeure sans froisser inutilement les partisans déjà férus de ballon rond. Ça, et peut-être aussi trouver une nouvelle stratégie pour resserrer la défense.




Rondelle Libre >

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