L'Impact à la recherche de l'étincelle

Andrew Wenger (33), ici contre le Dynamo de... (Photo Andrew Richardson, USA Today)

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Andrew Wenger (33), ici contre le Dynamo de Houston, est l'une des bonnes surprises de ce début de saison de l'Impact. Mais l'équipe doit maintenant confirmer les bonnes intentions et les velléités offensives des premiers matchs.

Photo Andrew Richardson, USA Today

Patrick Leduc

collaboration spéciale

La Presse

La campagne est encore jeune. On ne voudrait pas faire de fausses promesses, surtout en cette période électorale, mais le fait est que l'Impact, en dépit de ses deux défaites, démontre un potentiel intéressant. Quand on se rappelle les performances apathiques de la fin de saison 2013, le jeu déployé par le bleu-blanc-noir jusqu'à maintenant est plutôt excitant. Mais il manque clairement une étincelle, un tournant pour renverser la tendance de l'heure: les défaites à saveur positive.

Restons dans le positif, pour commencer. Le voyage au Texas, bien qu'infructueux, a néanmoins permis de démontrer la valeur de joueurs comme Justin Mapp, Felipe et même Andrew Wenger. Les trois complices ont été les plus menaçants de l'attaque montréalaise en l'absence de Marco Di Vaio. Je ne sais ce qu'en dirait Hugo Dumas, mais je n'hésite pas à dire que je lévite en admirant le jeu coulant de l'ailier du Mississippi ou encore les combinaisons intéressantes entre le Brésilien et le colosse américain. Dans les circonstances, on serait tenté de croire que l'Impact sera une machine offensive lorsque son prolifique marqueur revienne au jeu. Permettez-moi toutefois d'enchaîner avec un «je l'évite» par rapport à cette théorie trop simpliste.

Certes, le bleu-blanc-noir bénéficiera à coup sûr du retour d'un attaquant qui a le compas dans l'oeil. Mais si l'entité montréalaise gagnera en réalisme avec Di Vaio, elle risque par contre de devenir plus prévisible dans sa façon d'attaquer. Si tous les chemins sont bons pour rejoindre l'ex-attaquant romain, l'Impact utilise avant tout l'axe central pour alimenter son numéro 9, fait bien trop connu dans la MLS.

Et malgré le début de saison de Wenger qui suscite cette fois un peu plus d'espoir que de frustration, il serait étonnant que la chimie s'installe à court terme entre l'Américain et le vétéran italien. En théorie, la puissance de Wenger, qui cause tant de problèmes à l'adversaire, est compatible avec la ruse de Di Vaio. Mais en pratique, les deux éléments montrent très peu d'affinités.

Les suspensions imposées à l'Impact ont certainement compliqué la tâche de Frank Klopas en ce début de saison. Cela dit, le travail effectué avec les joueurs disponibles laisse présager qu'on possède des germes pouvant permettre au bleu-blanc-noir de diversifier sa palette offensive. En ajoutant un peu d'engrais pour stimuler la croissance, ça pourrait nous donner un beau bouquet une fois le printemps arrivé. Le printemps... C'est quelle date, déjà, cette année?

Pour y arriver, encore faut-il se donner le moyen de ses ambitions. À sa troisième saison en Ligue majeure, l'Impact aspire à poursuivre sa croissance tant sur le terrain qu'en dehors de celui-ci. L'un ne va pas sans l'autre. On veut une participation aux séries éliminatoires et des gradins bien remplis.

Le club peut se féliciter de constater une certaine croissance des abonnements. Cette hausse n'est cependant pas encore à la hauteur des objectifs fixés. Autrement dit, il reste encore bien du travail à faire pour convaincre les indécis! Il faut dire que l'inaction de la direction sur le plan des acquisitions n'a pas aidé à rehausser l'intérêt du public. On peut croire dur comme fer en son effectif, il en faudra plus pour changer la perception générale au sujet de l'équipe.

La semaine dernière, l'expert en soccer du magazine Sports Illustrated a classé l'Impact au 14e rang sur 19 en ce qui concerne l'ambition des clubs en MLS. Bien qu'il soit subjectif, ce classement se base notamment sur les investissements effectués par chaque concession du circuit Garber - de la somme dépensée pour embaucher un joueur désigné à la fréquence des repas fournis aux joueurs après l'entraînement.

Faut-il en conclure qu'on se dirige vers une 14e place au classement? Pas nécessairement. Mais quoi qu'on en dise, cette évaluation a de quoi titiller l'état-major de l'organisation. Faut-il revoir les priorités? Investir dans les infrastructures? L'Impact a toujours besoin d'un centre d'entraînement pour le groupe pro. Oui, mais il a aussi besoin d'un numéro 10 pour alimenter Di Vaio.




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