Allemagne-États-Unis: tout le monde est content...

Les joueurs de l'Allemagne célèbrent après le but... (Photo Nelson Almeida, AFP)

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Les joueurs de l'Allemagne célèbrent après le but de Thomas Müller.

Photo Nelson Almeida, AFP

(Recife, Brésil) Le groupe G, avec son quatuor corsé, ses vedettes et ses intrigues, a rendu le verdict le plus prévisible depuis les résultats des deuxièmes matchs. Grâce à sa victoire de 1-0, jeudi après-midi à Recife, le favori allemand termine en tête devant son adversaire américain.

En dépit du résultat défavorable, «Team USA» profite d'une meilleure différence de buts pour renvoyer le Portugal et le Ghana à la maison. Sous une pluie continue, torrentielle même en matinée, tout le monde a donc quitté l'Arena Pernambuco avec un certain degré de satisfaction.

Dès le coup de sifflet, les remplaçants américains ont investi le terrain afin de féliciter leurs coéquipiers, simplement battus par une frappe de Thomas Müller (55e minute). L'officialisation du résultat entre le Portugal et le Ghana (2-1), sur les grands écrans du stade, a ensuite été accompagnée de retentissants «USA! USA!». À des milliers de kilomètres de là, l'événement a fait la une de la quasi-totalité des médias américains, du New York Times à CNN en passant par NBC News.

Car si la présence allemande en huitièmes de finale est dans la logique des choses, celle de la bande à Jürgen Klinsmann était loin d'être une évidence depuis le tirage au sort. Or, elle a d'abord fait plier le Ghana avant de rater de peu une qualification contre le Portugal, dimanche dernier.

Chaque fois, elle a su démontrer du coeur, de l'engagement et de la discipline défensive. Contre l'Allemagne, où les occasions américaines ont été minces, elle n'a toutefois pas retrouvé son opportunisme offensif malgré les efforts d'Alejandro Bedoya et de Clint Dempsey dans les dernières secondes. Peu importe, voilà les Américains, en huitièmes de finale, pour la deuxième fois consécutive. «C'est fantastique! On a une équipe très forte, avec des joueurs qui veulent vraiment réussir», a indiqué Klinsmann.

«On savait que le groupe était difficile, mais on y a toujours cru, a ajouté le milieu de terrain Kyle Beckerman. On en a fait suffisamment pour se qualifier et, à partir de maintenant, on peut commencer à rêver. En espérant que l'on pourra causer quelques surprises.»

Cela débutera par un huitième de finale contre la Belgique, mardi, à Salvador. Les deux équipes se connaissent assez bien puisqu'elles se sont croisées à deux reprises lors des trois dernières années.

Pression allemande

Le début du match, jeudi, a été entièrement à l'avantage des Allemands. Avec un net avantage en possession, ils ont multiplié les centres qui ont mis en exergue la nervosité de la défense centrale américaine pendant une vingtaine de minutes.

«On les a peut-être trop respectés, a estimé Klinsmann. Mais s'il y a un domaine dans lequel on doit s'améliorer, c'est dans la conservation du ballon et notre jeu sous pression. Car on paraissait bien chaque fois qu'on enchaînait les passes et qu'on changeait rapidement d'aile.»

Après cet orage, les Américains n'ont jamais réellement inquiété Manuel Neuer. Seule une frappe de Graham Zusi, au ras de la transversale, a illuminé la première période des États-Unis, opérant essentiellement en contre-attaque.

«Nous avons dominé tout le match. Nous sommes restés bien organisés et nous ne leur avons pas donné d'occasion jusque dans les dernières minutes, a dit fièrement Joachim Löw. Au milieu, nous avons été forts.»

Cette domination ne s'est jamais réellement matérialisée en occasions franches jusqu'à ce que Müller fasse du... Müller. En d'autres termes, il s'est retrouvé au bon endroit au bon moment pour récupérer un ballon qui venait d'être repoussé par Tim Howard. Tout juste à l'extérieur de la surface, le joueur du Bayern Munich a inscrit son quatrième but du tournoi.

«C'est incroyable! Je me sens bien et je suis en forme. Je suis content de jouer avec l'équipe. On a de l'ambition et cela peut nous amener très loin», a prévenu Müller. Prochain adversaire, l'Algérie, lundi, à Porto Alegre.

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Ils ont dit

> Thomas Müller: «J'ai vu qu'il n'y avait pas d'adversaire au deuxième poteau. Je n'ai pas pu attirer l'attention du tireur, mais après une première tête, la balle est revenue vers moi. Je me suis concentré, la frappe était bonne et j'ai marqué.»

> Joachim Löw: «Après le match, j'ai demandé à Jürgen Klinsmann le résultat de l'autre match. Il m'a dit qu'ils étaient qualifiés et je lui ai dit que j'étais heureux. Ce n'était pas facile pour eux. Ils étaient plutôt négligés et tout le monde voyait que le Portugal était favori. Jürgen a réussi ça et je suis très heureux pour eux. Ils ont des qualités, ils sont durs, ils ont des joueurs qui ont progressé techniquement.»

> Jürgen Klinsmann: «Un nouveau tournoi commence, c'est complètement différent. Le scénario est très clair: soit on gagne, soit on perd. C'est un sentiment agréable, on n'a à se concentrer que sur un adversaire.»

> Clint Dempsey: «On aurait aimé finir le dernier match (de groupe) sur une meilleure note. Mais c'est excitant de se rendre en huitièmes de finale et on espère faire mieux que lors de la dernière Coupe du monde.»




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