France-Irlande, comme on se retrouve...

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Une main de l'attaquant français Thierry Henry (à gauche) avait privé l'Irlande du Mondial 2010.

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Nicolas Pratviel, Keyvan Naraghi
Agence France-Presse
Paris

Sept ans après la fameuse main de Thierry Henry, le match France-Irlande, en huitièmes de finale de l'Euro 2016, va réveiller de vieux fantômes, dimanche à Lyon, surtout du côté irlandais où personne n'a oublié cette action litigieuse qui a privé les Verts du Mondial 2010.

Les Irlandais ont-ils la mémoire courte? Évidemment, non. Ce ballon dévié de la main par Henry vers le pied de William Gallas en toute fin de prolongation du barrage retour (1-1 au Stade de France), est resté dans toutes les têtes.

À l'époque, le premier ministre en personne, Brian Cowen, s'était mobilisé pour réclamer que le match soit rejoué, mais la FIFA avait rejeté la demande de la Fédération irlandaise (FAI). Cinq ans plus tard, la FIFA a reconnu avoir payé la FAI pour qu'elle renonce à des poursuites judiciaires.

Robbie Keane, l'un des rescapés (avec Given, Whelan, Mc Geady, O'Shea) de cette soirée tragique pour l'Irlande, a assuré mercredi après la qualification acquise face à l'Italie (1-0) ne pas vouloir «y penser une seule seconde». Mais relancé sur le sujet par un journaliste, le vétéran du Galaxy de Los Angeles (35 ans) a laissé poindre un réel agacement: «Allez, passe à autre chose, p... !». Preuve que le sujet reste brûlant et que ces retrouvailles remuent des souvenirs douloureux.

Pour d'autres anciens, il s'agit aussi clairement d'un nouveau coup de couteau dans la plaie mais ce choc est peut-être l'occasion d'exorciser les démons du passé. «On va affronter les Français sans peur aucune et nous avons une petite affaire à régler avec eux», a déclaré Richard Dunne, qui a joué le match du Stade de France et travaille aujourd'hui comme consultant sur ITV.

Pour le gardien Shay Given, titulaire en 2009 et remplaçant à l'Euro, «cela ne sert à rien de regarder en arrière», mais les médias irlandais ne l'entendent pas de cette oreille et ont déjà commencé le match.

«Thierry Henry est sur toutes les lèvres, ce matin», a titré l'Irish Examiner. «Pour les supporteurs irlandais, la vengeance est un plat qui se mange froid depuis 2009 et cette vengeance aura lieu dimanche», a poursuivi le quotidien.

Pendant ce temps, les Bleus...

Sur les réseaux sociaux, le mot «vengeance» fleurit également depuis mercredi sur les comptes des principaux médias irlandais et des fans.

Thierry Henry, qui avait immédiatement reconnu avoir fait main à l'époque, est aujourd'hui consultant pour Sky Sports. Et preuve que tous les Irlandais ne sont pas rancuniers, il a accepté de poser en photo avec deux de leurs supporteurs croisés dans un hôtel parisien avant le match Irlande-Suède (1-1) il y a neuf jours. La photo a fait le tour de Twitter, avec tout de même écrit en guise de légende: «Il s'est excusé»...

Pour connaître l'avis des Bleus d'aujourd'hui, dont seulement quatre joueurs étaient présents au Stade de Fance le 18 novembre 2009 (Lloris, Evra, Gignac, Sagna), il faudra en revanche patienter encore un peu. L'équipe de France s'est accordée une journée sans activité médiatique jeudi avec un entraînement à huis clos. Le prochain rendez-vous avec la presse est prévu vendredi avec Guy Stéphan, l'adjoint du sélectionneur Didier Deschamps, et nul doute que la main de Henry et cette rencontre pas comme les autres seront largement abordés.

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