La France en quarts sans se rassurer

Zlatan Ibrahimovic (à gauche) a inscrit le premier... (Photo: AFP)

Agrandir

Zlatan Ibrahimovic (à gauche) a inscrit le premier des deux buts de la Suède à la 54e minute.

Photo: AFP

Pascal Milano
La Presse

Envolées, la série de 23 matchs sans défaite et la première place du groupe D, perdue au profit de l'Angleterre. Battue 2-0 par la Suède déjà éliminée, l'équipe de France va maintenant se frotter à celle de l'Espagne en quarts de finale. Non seulement le défi s'annonce immense, mais les Français ne vont pas l'aborder avec une très grande confiance.

Contre les Suédois, dont l'ultime motivation était de quitter le tournoi la tête haute, les Bleus ont vu la démolition de quelques-uns de leurs récents acquis, mais aussi la confirmation de vieux doutes.

À commencer par une défense qui, encore une fois, n'a pas respiré la sérénité. Si Adil Rami a souvent été montré du doigt depuis le début, c'est son compagnon de l'axe, Philippe Mexès, qui a vécu une soirée très difficile. Dès la 10e minute, son erreur aérienne devant Ola Toivonen a conduit à un duel contre Hugo Lloris, qui s'est conclu par une frappe sur le poteau.

Sur le premier but du match - un ciseau de Zlatan Ibrahimovic qui est déjà assuré d'être sur le podium des plus beaux buts du tournoi -, Mexès a également eu un temps de retard sur son coéquipier chez l'AC Milan. Pour couronner le tout, le défenseur a écopé d'un carton jaune, synonyme de suspension, pour une faute stupide commise dans le camp suédois.

La défense française a au moins pu compter sur un Lloris des très grands jours pour rattraper quelques-unes de ses erreurs. Le timide gardien a multiplié les arrêts spectaculaires en deuxième période, sur une volée de Sebastian Larsson, lors d'un duel contre Christian Wilhelmsson ou d'une déviation d'Olof Mellberg.

La suspension de Mexès forcera Laurent Blanc à lancer dans le bain Laurent Koscielny, extrêmement rassurant lors d'un match préparatoire contre la Serbie. Cela ne devrait pas être la seule retouche apportée par le sélectionneur tant les enchaînements français ont été embryonnaires. L'expérience Hatem Ben Arfa n'a ainsi duré que 60 minutes, le temps pour le joueur de Newcastle de collectionner les imprécisions. Aligné en meneur de jeu, Samir Nasri a également été transparent, avec toujours une tendance à trop conserver le ballon.

Au total, les Français n'ont cadré que 4 de leurs 24 tentatives, et aucune n'a réellement inquiété Andreas Isaksson. C'est malgré tout suffisant pour une place en quarts de finale.

> Réagissez sur le blogue de Pascal Milano

Partager

lapresse.ca vous suggère

  • Rooney propulse l'Angleterre en quarts de finale

    Euro 2012

    Rooney propulse l'Angleterre en quarts de finale

    Wayne Rooney a salué son retour au jeu de façon spectaculaire en marquant le seul et unique but de la rencontre pour propulser l'Angleterre en quarts... »

  • Les ego de l'Euro

    Patrick Leduc

    Les ego de l'Euro

    «C'est dur d'être un génie.» Mon collègue de la télé, Jean Gounelle, n'aurait pas pu mieux décrire la scène à la suite du but spectaculaire de Mario... »

publicité

publicité

Les plus populaires : Sports

Tous les plus populaires de la section Sports
sur Lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer