Impact: combien vaut Nacho?

Mercredi soir, au terme de la victoire de... (Photo Olivier Jean, Archives La Presse)

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Mercredi soir, au terme de la victoire de l'Impact contre le Fire de Chicago, Ignacio Piatti a publiquement évoqué les difficiles négociations qu'il mène avec l'organisation montréalaise en vue de la signature d'un nouveau contrat.

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À chaud, mercredi soir, Mauro Biello n'a pas voulu s'immiscer dans le jeu de négociations entre la direction de l'Impact et Nacho Piatti. Pourtant, il l'a fait bien involontairement en classant son joueur désigné argentin dans la catégorie des joueurs «capables de faire la différence», au même titre que «Sebastian Giovinco et David Villa».

Selon les chiffres dévoilés par le syndicat des joueurs de la MLS, l'Italien touche 7 millions alors que l'Espagnol émarge à plus de 5,5 millions.

Piatti est listé à 450 000 $, mais, dans les faits, ce chiffre est bien en deçà de la réalité. Par exemple, il n'inclut pas toutes les compensations découlant de contrats signés directement avec le club.

Alors, peu importe ce qu'il gagne réellement en 2017, Piatti est en droit de s'attendre à une belle revalorisation dans son prochain contrat qui s'achève en juillet 2018.

Depuis son arrivée, en 2014, l'Argentin a été impliqué dans 69 buts en saison et en séries. Cette année, son influence est plus que jamais déterminante avec un but ou une passe décisive toutes les 91 minutes de jeu. À cette constance s'ajoutent les moments magiques qu'il a pu offrir en Ligue des champions et en Championnat canadien au fil des années. Quand l'enjeu augmente, Piatti a toujours eu cette propension à prendre ses responsabilités et à ressortir du lot.

En regardant le portrait, présent ou passé, il est même difficile de trouver dans la MLS des joueurs désignés ayant accompli un tel travail tout en maintenant une attitude irréprochable. Dans le microcosme montréalais, ni Marco Di Vaio (2,6 millions en 2014) ni Didier Drogba (2,1 millions en 2015) n'ont autant pesé sur une telle durée.

« Il est un excellent joueur désigné parce qu'il ne génère pas autant de drame que d'autres joueurs a mentionné le gardien de l'Impact Evan Bush. Parfois, certains d'entre eux peuvent se sentir au-dessus de l'équipe et cela peut avoir un effet de division.» 

«C'est un bon gars à avoir dans un vestiaire et ce n'est pas le genre à causer des problèmes. Et s'il est mécontent de la tournure des événements, il ne l'a certainement pas montré [mercredi] sur le terrain.»

Négociations publiques

Le monde du soccer possède ses propres codes et il est tout à fait courant pour un joueur, le plus souvent par l'entremise de son agent, de mettre la pression sur un club à travers la presse ou les médias sociaux.

Cela arrive fréquemment en Europe et, par le passé, le clan de Laurent Ciman ou celui de Ballou Jean-Yves Tabla ont utilisé ces canaux pour transmettre leurs messages. Mercredi, c'est surtout le timing, après une victoire cruciale, et le ton de l'Argentin qui ont été surprenants.

En dépit d'un français assez limité, le joueur de 32 ans, habituellement très calme, semblait irrité par la tournure des négociations et a directement lancé la balle à Joey Saputo. Les deux parties ont encore plusieurs mois pour trouver un terrain d'entente, mais Piatti semble espérer un dénouement rapide.

Ses coéquipiers ont-ils été étonnés par la stratégie publique de Piatti?

«Surpris... Voilà, on sait qu'il est en négociation de contrat et que c'est un joueur très, très important. Comme l'a dit l'entraîneur, il est aussi l'un des meilleurs joueurs de la ligue», a fait écho Laurent Ciman.

«Il est en fin de contrat, moi, il me reste un an; ce sont des choses qui vont être discutées dans le futur. Ce sera au club de choisir s'il a envie de continuer avec ses meilleurs éléments ou pas.»

Contacté hier, le club est resté fidèle à ses habitudes en ne souhaitant pas commenter les négociations de contrat.

Une chose est cependant certaine, le coup au moral serait rude si Piatti ne poursuivait pas l'aventure à Montréal et s'il partait dès l'hiver. L'Impact n'a pas l'habitude de payer pour l'arrivée d'un joueur, mais il a su trouver un joyau rare avec l'ancien joueur de San Lorenzo. Le conserver passera maintenant par une augmentation salariale et un effort financier. 

De son côté, le joueur est heureux à Montréal et parfaitement à l'aise dans un vestiaire où il côtoie plusieurs compatriotes. Il apprécie l'environnement montréalais, où il peut évoluer dans un certain anonymat, très loin de la folie qui entoure les joueurs en Argentine.

Dans son plan de fin de carrière, énoncé lors du Match des étoiles, il s'imaginait encore une saison ou deux avant de rentrer à la maison. On sait maintenant qu'il ne le fera pas sans un contrat qui reflète son importance à travers la ligue.




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