Un Canadien brigue la présidence de la CONCACAF

Victor Montagliani.... (PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE)

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Victor Montagliani.

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Neil Davidson
La Presse Canadienne
Toronto

Le directeur de l'Association canadienne de soccer est candidat pour le poste de président de la CONCACAF, l'organisme frappé de plein fouet par des allégations de corruption qui régit le soccer en Amérique du Nord, en Amérique centrale et dans les Caraïbes.

Victor Montagliani a promis de réformer la CONCACAF, dont les trois derniers présidents ont été éclaboussés dans le scandale de la corruption qui a ébranlé la FIFA. Il a déclaré que la réforme doit se faire partout sur la planète.

«Comme dans tout, il y a de très bonnes personnes dans cette structure, a-t-il dit en entrevue. Mais je crois qu'il est temps pour la majorité silencieuse de se faire entendre et je crois que j'en fais partie. Et il est temps que nous relèvions le défi de ramener le sport là où les amateurs veulent qu'il soit. Je crois que les amateurs méritent ça.»

Le leadership de la CONCACAF a été terni au cours des derniers mois.

Le président par intérim de la CONCACAF, le Hondurien Alfredo Hawit, a été arrêté le 3 décembre en Suisse. Les ex-présidents Jeffrey Webb, des îles Caïmans, et Jack Warner, de Trinité-et-Tobago, avaient été accusés au préalable.

Dans une lettre ouverte annonçant lundi sa mise en candidature, Montagliani a indiqué qu'il était frustré par les révélations contenues dans une enquête pour corruption et versement de pots-de-vin dans le monde du soccer émanant du département de la justice des États-Unis.

«Ces événements ont souillé notre sport et miné profondément la confiance du public dans l'organisme qui chapeaute le soccer, a écrit Montagliani. Si le football suscite la dévotion d'une telle porportion de la population mondiale, alors il doit être régi de façon scrupuleuse et professionnelle de manière à ce que, par-dessus tout, son intégrité soit assurée.

«Je crois que ma carrière de joueur, de gestionnaire et de directeur exécutif m'a particulièrement bien préparé à diriger la CONCACAF à ce moment charnière de son histoire», a-t-il conclu.

Dans la foulée de l'arrestation de Hawit, le comité exécutif de la CONCACAF a choisi de ne pas nommer un autre président par intérim. Les membres de l'organisation éliront plutôt un nouveau président le 12 mai à Mexico, avant le congrès de la FIFA.

Mark Rodrigues, de la Guyane, et le président de la Fédération de soccer des Bermudes, Larry Mussenden, ont déjà annoncé leur intention de briguer la présidence de la CONCACAF.

Gordon «Banks» Derrick, le secrétaire général de l'Association de football d'Antigua-et-Barbuda et président de l'Union caribéenne de football, sera aussi sur les rangs, selon le quotidien «Daily Observer» d'Antigua.

Les États-Unis devraient appuyer la candidature de Montagliani, dont la tâche consistera à convaincre les Caraïbes - qui détiennent 31 des 40 voix dans la région.

La CONCACAF est l'une des six confédérations de la FIFA. Si Montagliani obtient le poste de président, il ne fait aucun doute que le Canada aura de meilleures chances d'accueillir un jour la Coupe du monde de soccer masculin.

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