Le Real Madrid écrase le Rayo Vallecano 10-2

Gareth Bale a marqué quatre buts.... (PHOTO CURTO DE LA TORRE, AFP)

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Gareth Bale a marqué quatre buts.

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Jean DECOTTE
Agence France-Presse
MADRID

Un quadruplé de Gareth Bale et un triplé de Karim Benzema ont guidé le Real Madrid vers une démonstration historique (10-2) dimanche en Championnat d'Espagne contre un Rayo Vallecano réduit à neuf, offrant un peu d'air à Rafael Benitez, entraîneur sous pression.

Selon la presse espagnole, c'est la première fois depuis plus d'un demi-siècle qu'une équipe de Liga marque 10 buts dans le même match: en 1960, le Real l'avait emporté 11-2 contre Elche. Mais l'ampleur de cette victoire, acquise lors de la 16e journée du Championnat d'Espagne 2015-2016, s'explique sans doute par les 60 minutes jouées à onze contre neuf par le Real dimanche.

Sans Bale et sans un arbitrage controversé, qui sait si la «Maison-Blanche» n'aurait pas sombré un peu plus dans la crise? La passe décisive du Gallois pour Danilo (3e) et son premier quadruplé sous le maillot merengue (25e, 41e, 61e, 70e) ont évité le pire au Real, qui a tout de même été copieusement sifflé au stade Santiago-Bernabeu.

Cristiano Ronaldo a pour sa part profité d'un penalty peu évident (30e), synonyme de second carton rouge pour le Rayo, puis de la supériorité numérique du Real (53e) pour s'offrir un doublé. Karim Benzema a également participé à la fête avec trois buts (48e, 79e, 90e).

Au classement, le club merengue (3e, 33 pts) revient provisoirement à deux longueurs d'un duo de tête composé du FC Barcelone (1er, 35 pts) et de l'Atletico Madrid (2e, 35 pts). Le Barça, victorieux quelques heures plus tôt du Mondial des clubs au Japon, est dispensé de Liga ce week-end, tandis que l'Atletico peut prendre seul les commandes dimanche soir à Malaga.

Mais malgré cette large victoire, le Real ne respire pas la sérénité après une semaine agitée en coulisses. Rien ne garantit en effet que cessent les critiques visant Benitez, soutenu publiquement cette semaine par le président Florentino Pérez, ou que s'interrompe la campagne de presse visant à installer aux commandes l'entraîneur de la réserve, Zinédine Zidane.

Vivats pour Bale, sifflets pour Benitez

Une fois encore, le Real s'est distingué par un début de match poussif, comme à Villarreal (défaite des Madrilènes 1-0) le week-end dernier.

Résultat, le Rayo a pris les devants grâce à deux coups de tête d'Amaya (10e) et Jozabed (12e). Et les joueurs du quartier madrilène de Vallecas, qui menaient 2-1 au bout de dix minutes, semblaient même avoir le contrôle du match.

La fronde grondait dans les tribunes et sans deux décisions arbitrales favorables, le Real aurait pu perdre pied: il y a d'abord eu l'expulsion pour un carton rouge direct de Tito (14e) pour une semelle sur Toni Kroos, puis une faute peu évidente de Raul Baena sur Sergio Ramos dans la surface, synonyme aux yeux de l'arbitre de penalty et de second carton jaune pour le milieu du Rayo (28e).

Ces faits de jeu ont remis le Real dans le match et Bale a profité des gouffres dans la défense adverse pour frapper à quatre reprises: tête piquée sur un centre de Danilo (25e), face-à-face gagné avec le gardien (41e), plat du pied sur une offrande de Ronaldo (62e) et frappe en deux temps (70e).

Quatre buts, une passe décisive: Bale est sorti en fin de rencontre sous les vivats du stade Bernabeu.

Tout l'inverse du traitement réservé à Benitez, sifflé avant la rencontre, puis encore sifflé à la pause. Le technicien madrilène, toujours fragilisé, a désormais dix jours pour souffler avant la réception de la Real Sociedad le 30 décembre pour la 17e journée.

Dans le contexte actuel, cette victoire historique et l'avènement de la trêve de Noël feront sans doute beaucoup de bien au Real Madrid.

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