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Les Canadiennes aiguisent leurs facultés dans l'espoir de gagner le Mondial

Le Canada sera opposé à la Suisse lors... (Photo Ryan Remiorz, PC)

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Le Canada sera opposé à la Suisse lors de la ronde des 16, dimanche à Vancouver.

Photo Ryan Remiorz, PC

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Neil Davidson
La Presse Canadienne
VANCOUVER

L'entraîneur canadien John Herdman a remué ciel et terre pour permettre à ses joueuses d'être prêtes mentalement, dans l'espoir qu'elles triomphent à la Coupe du monde de soccer féminin.

L'objectif de cet exercice est d'être à l'aise même si on est inconfortable à cause de la pression qui vient avec le fait de participer à la Coupe du monde de soccer. C'est là qu'entre en jeu le conseiller en performances mentales Alex Hodgins.

«Que ce soient des Jeux olympiques ou une Coupe du monde, c'est certain qu'il y en aura (du stress et de la pression), a dit Hodgins, qui est âgé de 31 ans. La clé, c'est de savoir comment tu vas la gérer et si tu peux être à l'aise alors que la pression est à son comble aux moments cruciaux, parce qu'il faut être excité et avoir le goût de relever le défi plutôt que de craindre les conséquences et que ça se traduise par des gestes que tu ne commettrais pas normalement sur le terrain.»

Tout ça fait partie de la philosophie des «quatre piliers» de Herdman: le physique, la technique/la stratégie, le mental et le social/l'émotionnel. Beaucoup de choses entrent en ligne de compte pour connaître du succès dans un tournoi de soccer - il ne suffit pas de mettre le ballon dans le filet adverse.

Hodgins est le mentor de l'équipe canadienne au niveau de l'esprit et du comportement, car il utilise la psychologie sportive et les sciences neurologiques pour enseigner aux joueuses à être conscientes de la situation, à savoir gérer leur concentration et à atteindre un certain niveau de contrôle de soi.

Les sciences neurologiques impliquent de relier les joueuses à un ordinateur pour leur demander d'être constantes lorsqu'elles accomplissent une tâche alors qu'elles sont distraites ou qu'elles sont exposées à des «facteurs de stress». Le logiciel expose la réaction du cerveau des joueuses en temps réel, de façon à ce qu'elles apprennent à le contrôler.

«Ce que nous tentons de faire, c'est de leur enseigner comment réagir mentalement... À quelle vitesse elles peuvent être exposées à un stress et à quelle vitesse elles peuvent y répondre et retrouver un certain calme», a expliqué Hodgins.

Hodgins travaille habituellement de façon individuelle avec les joueuses, mais il participe également à de courts exercices en compagnie de Herdman avant les matchs pour s'assurer que le message - ou l'état d'esprit - passe correctement. Il discute aussi avec les joueuses afin d'observer la progression dans le comportement de chacune d'entre elles.

Les jours de match, il considère qu'en faire le moins possible est l'idéal. Certaines joueuses aiment discuter avec lui, mais la plupart du temps il reste en retrait. À la Coupe du monde, il regarde les matchs à partir des gradins.

D'autres équipes féminines comptent aussi sur des psychologues sportifs ou des spécialistes comportementaux, mais Hodgins croit que le Canada vient en tête de lice en matière de sciences neurologiques.

Des équipes professionnelles comme le Toronto FC tentent également d'en apprendre sur les réactions cérébrales de leurs joueurs. Le club de la MLS dispose d'un directeur des sciences sportives et d'un directeur responsable du développement comportemental.

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