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Coupe du monde féminine de football: les commanditaires embêtés

Les allégations de corruption qui pèsent contre des hauts dirigeants de la FIFA... (Archives AP)

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Ian Bickis
La Presse Canadienne
Calgary

Les allégations de corruption qui pèsent contre des hauts dirigeants de la FIFA placent les commanditaires canadiens de la Coupe du monde de football féminin dans l'embarras, estime un expert en marketing.

À moins de deux semaines du lancement du Mondial féminin, les commanditaires nationaux comme Bell Canada, les Brasseries Labatt et Trend Micro n'ont d'autre choix que garder le cap, a déclaré Vijay Setlur, professeur adjoint de marketing sportif à l'Université York de Toronto.

«Ces contrats sont déjà payés. L'argent a changé de mains, si on peut dire, a-t-il expliqué. S'il reste quelque chose à faire, c'est de s'assurer que cette association avec une entité possiblement corrompue n'entache pas leur réputation. C'est sûrement ce que ces entreprises sont en train de faire présentement.»

Setlur ajoute que si près du premier match, qui aura lieu le 6 juin, à Edmonton, les entreprises doivent s'assurer que le message soit à propos du football et non pas de la FIFA.

«À ce moment-ci, elles doivent se concentrer sur les valeurs qu'elles veulent véhiculer, ce qu'est le football pour elles, mais aussi pour les collectivités qu'elles servent: la camaraderie, le travail d'équipe, l'esprit sportif, la santé, bref tout ce qui est positif dans le football.»

Le ministre fédéral des Sports, Bal Gosal, a tenté de minimiser les répercussions en disant que ces allégations n'allaient ternir le tournoi.

Aucun des trois commanditaires nationaux n'a répondu aux demandes d'entrevues pour ce texte. Le vice-président au marketing corporatif de Bell, Loring Phinney, a toutefois envoyé une déclaration dans laquelle il souligne que la commandite de son employeur vise le tournoi canadien exclusivement.

«Nous encourageons la FIFA a continuer des normes de transparence dans tout ce qu'elle fait», ajoute-t-il.

Des marques internationales ayant davantage des contrats à long terme avec la fédération internationale ont également réagi à ces allégations.

«Cette controverse dure depuis longtemps et elle a assombri la mission et les idéaux de la Coupe du monde de la FIFA et nous avons souvent exprimé nos inquiétudes au sujet de ces sérieuses allégations, a indiqué Coca-Cola par communiqué. Nous nous attendons à ce que la FIFA poursuive son travail minutieusement dans cette affaire.»

«McDonald's prend très au sérieux les histoires d'éthique et de corruption et les nouvelles émanant du Département de la justice américaine sont très inquiétantes», a pour sa part indiqué le géant mondial de la restauration rapide, ajoutant qu'il est en contact avec la FIFA.

Setlur a rappelé que Sony et Emirates n'ont pas renouvelé leurs contrats de commandite avec les FIFA après avoir sévèrement critiqué l'organisation en raison d'allégations précédentes de corruption. Mais pour plusieurs entreprises, les bénéfices associés à une telle commandite sont tout simplement trop intéressants pour les ignorer.

«La FIFA est assurément l'une des organisations sportives les plus puissantes du monde, avec un rayonnement planétaire. Pour ces compagnies, c'est une manne inespérée. Alors avant d'ériger un mur entre la FIFA et elles, elles doivent y penser par deux fois, car les bénéfices potentiels à long terme sont trop importants. C'est une décision très difficile à prendre.»

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