L'AC Milan laisse échapper la victoire

La situation de l'entraîneur Filippo Inzaghi s'aggrave.... (PHOTO OLIVIER MORIN, AFP)

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La situation de l'entraîneur Filippo Inzaghi s'aggrave.

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Agence France-Presse
ROME

L'AC Milan a laissé échapper la victoire à la dernière minute contre le Hellas Vérone (2-2), aggravant la situation de son entraîneur, Filippo Inzaghi, samedi en match avancé de la 26e journée du Championnat d'Italie.

Le scénario est cruel, mais le Milan ne joue pas assez bien pour écrire des «happy ends». Avec trois nuls et une victoire, le Milan n'a pas mis à profit sa série contre des mal classés pour remonter, il reste 10e à hauteur de l'Inter.

L'Uruguayen Nico Lopez a échappé à Philippe Mexès pour battre Diego Lopes au bout du temps additionnel (90+5).

Avant, le défenseur français était le héros du match. Avec un penalty et un but contre son camp provoqués, il sauvait «Pippo» Inzaghi, et se rachetait de sa bête exclusion il y a cinq semaines contre la Lazio Rome, pour une «cravate» sur Stefano Mauri.

Mexès a obtenu pour un contact de Bosko Jankovic un penalty généreux, transformé par Jérémy Ménez (41), et poussé Panagiotis Tachtsidis à dévier dans son but un ballon que le défenseur français portait en dribbles près du poteau.

À la demi-heure de jeu, il a également tenté une frappe de plus de 30 mètres passée de peu à côté. L'intermittent est un spécialiste des cartons rouges (16 dans sa carrière), mais aussi des coups d'éclats footballistiques: il avait marqué en «rossonero» un retournée mémorable contre Anderlecht en Ligue des champions.

Mexès déchaîné semblait avoir renversé le match, mal commencé avec un penalty concédé pour une faute grossière de Sulley Muntari sur Artur Ionita. Un autre vieux baroudeur du «calcio», Luca Toni, l'a transformé d'un délicieux «cucchiaio» («cuillère», ainsi que les Italiens désignent la «Panenka»).

Dans cette journée des anciens, le Camerounais Samuel Eto'o a marqué son premier but pour la Sampdoria Gênes, contre Cagliari (2-0), après son arrivée en provenance d'Everton au mercato d'hiver.

Outre le second but de son équipe, d'un tir puissant du droit, Eto'o a animé le front offensif. Lui aussi avait quelque chose à se faire pardonner, le conflit peu après son arrivée avec son entraîneur, Sinisa Mihajlovic.

Mais la jeune génération, incarnée par Nico Lopez, 21 ans, a eu le dernier mot.

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