Soulagement au stade Saputo

Marco Di Vaio a fait bouger les cordages... (Photo Peter Mccabe, PC)

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Marco Di Vaio a fait bouger les cordages lors du deuxième but de l''Impact pour donner la victoire à l'équipe montréalaise.

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(Montréal) Il y avait comme du soulagement dans l'air, samedi soir au stade Saputo devant 20 801 témoins. Soulagement collectif d'abord puisque l'Impact, en l'emportant 2 à 1 devant DC United, a remporté ses premiers points en trois matchs. Soulagement individuel ensuite puisque le doublé de Marco Di Vaio qui lui a permis de mettre un terme à une parenthèse de cinq matchs sans le moindre but.

Son deuxième but restera dans les mémoires autant pour son esthétisme que pour son importance. À peine deux minutes après l'égalisation de Conor Doyle, Di Vaio a hérité du ballon sur le côté gauche. Il s'est alors créé un peu d'espace avec un crochet avant d'enchaîner une frappe du pied droit qui a terminé en pleine lucarne, à la 83e minute. 

«Je me suis senti mieux sur le terrain après trois ou quatre semaines où j'étais plus fatigué par les voyages et ce qui s'est passé en Italie, a expliqué Di Vaio. J'étais mieux dans la tête et je suis content de marquer deux buts qui aident l'équipe. On avait besoin de ces trois points pour la confiance.»

Contrairement aux récents matchs, Di Vaio a été mieux servi, en grande partie grâce à Felipe qui évoluait derrière lui. Le numéro 9, logiquement élu homme du match, avait ouvert la marque, à la 43e minute, sur une contre-attaque en plus d'obtenir plusieurs bonnes occasions. À la 61e, il a, par exemple, trop écrasé son tir après un mauvais dégagement de la tête de Daniel Woolard. Cela fait tout de même un certain temps que Di Vaio, 13 buts au compteur, n'avait pas été aussi remuant. 

«Je suis content pour lui parce qu'il a travaillé fort pour revenir à son niveau, a indiqué Marco Schällibaum. Mais on n'est pas des machines qui courent pendant 90 minutes et qui font toujours bien.»

Avec ce succès, l'Impact a récupéré sa troisième place dans l'Association de l'Est grâce à la coopération des Red Bulls de New York et de l'Union de Philadelphie qui se sont laissé sur un 0-0, hier soir.

«La victoire était obligatoire pour nous car si nous ne le faisions pas, nous aurions réellement été dans une léthargie. Cela aurait encore plus difficile d'en sortir après», a mentionné Troy Perkins.

De la pression d'entrée

Tel que promis, les Montréalais ont débuté le match pied au plancher avec trois grosses occasions en moins de cinq minutes. Il n'a fallu attendre qu'une quarantaine de secondes pour voir la première tentative de l'Impact, soit une frappe non-cadrée de Justin Mapp. Deux minutes tard, le tir à bout portant d'Andres Romero - après un centre de Di Vaio - a été dévié en corner par Bill Hamid. Finalement, les efforts de Di Vaio et Felipe n'ont pas suffi, à la cinquième minute, puisque le ballon a été repoussé par Woolard tout près de la ligne de but.

Durant la première mi-temps, l'Impact a cadré sept de ses huit frappes, en plus de se montrer extrêmement dangereux sur contre-attaque. DC United a tout de même trouvé quelques espaces sur son côté droit. À la 37e minute, Dwayne De Rosario aurait même pu ouvrir le score après une mauvaise remise en retrait de Patrice Bernier. L'attaquant canadien a cependant raté le cadre.

«On a très bien joué avec une immense pression sur les côtés avec Romero et Mapp, a jugé Schällibaum. On a été très à l'aise offensivement, mais aussi défensivement puisque DC United joue intelligemment. On méritait de gagner et on connaît l'importance de ces trois points puisqu'on traverse un passage pas facile.» 

L'Impact a tout de même connu un petit creux en début de deuxième mi-temps durant lequel Perkins a dû s'imposer à deux reprises devant Luis Silva. 

«DC a fait quelques petits ajustements et on n'a pas trouvé la solution pour les empêcher de jouer», a estimé Bernier.

«On n'est pas bien rentrés, en deuxième mi-temps avec 10-15 minutes où l'on a souffert. Mais avec le rythme de la première période, on ne pouvait pas le faire durant tout le match. Ils n'ont pas eu beaucoup d'occasions par contre», a ajouté Schällibaum.

Les entraîneurs expulsés

Sur les lignes de touche, le match s'est animé à un quart d'heure de la fin après que James Riley eut poussé Mapp dans une caméra située au niveau de la ligne médiane. Après quelques explications dans les deux camps, Ben Olsen et Schällibaum ont été priés de rentrer aux vestiaires. En route, l'entraîneur américain s'est permis de narguer la foule qui le huait. Schällibaum, lui, n'a pas compris la sanction.

«C'est l'un de nos joueurs qui rentre pleine gueule dans une caméra. Je peux quand même sortir de la zone, sans rien dire. Si on a un ami ou joueur qui entre dans une caméra, je suis quand même là pour aider. Ils (les arbitres) n'ont pas de feeling.»

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